mercredi 28 octobre 2015

Jeudi 22 octobre

Après nous être accordé une grasse matinée nécessaire à la récupération des troupes, nous avons rejoint le quartier de Roppongi afin de récupérer nos visas pour la Chine (qui sont tout bons !). Sur le chemin nous nous sommes promenés dans un joli petit parc.





Puis nous avons rejoint le quartier de Shinjuku (Kabukicho) afin de tenter une nouvelle expérience : le Robot Restaurant. En passant dans le quartier la dernière fois nous avions été intrigués et en découvrant les images du show diffusé sur un écran en pleine rue. 

Ce spectacle, conseillé par notre guide, est très représentatif de la culture un peu "folle" du Japon. On entre d'abord dans un bar futuriste et très excentrique où un groupe joue de la musique déguisé en robot (façon daft punk) pour nous faire patienter... 

Puis on rejoint la salle de spectacle. Durant le spectacle, des histoires sont racontées et des acteurs jouent, dansent dans de beaux costumes, au rythme de la musique (très forte). Puis on voit apparaître des robots géants, d'autres filles costumées, les écrans géants derrière les tribunes sont coordonnés et projettent des images de décors adaptés. On observe une multitude de néons et de jeux de lumière, et bien sûr toujours une musique à fond. L'ambiance était au rendez-vous !
















Mercredi 21 octobre : Quartier Ueno de Tokyo

Ce matin, on s'est levés plus tôt que d'habitude, afin de profiter un maximum de notre journée chargée! Résultat, un autre bus passait devant chez nous, on pensait pouvoir le prendre puisqu'à priori tous rejoignaient la même gare. Or celui-ci rejoignait une autre gare, ce qui rendait le chemin jusqu'au centre moins pratique... Et surtout il fallait revoir notre itinéraire une fois passée la surprise, en arrivant à la nouvelle gare.

Le trajet depuis chez Tomoko était assez long et nous sommes finalement arrivés sur place vers 11h. Nous avons commencé par le musée national de Tokyo, situé dans le parc Ueno, qui est l'un des plus grands et plus beaux musées du Japon. Y sont exposés : des sabres et armures, des objets en céramique, des objets textiles (kimono), des sculptures bouddhiques, des peintures... Au sein du musée, on trouve plusieurs galeries : celle du Japon, celle de l'Asie (Chine, Corée, Inde, Asie sud-est et centrale, et Egypte), une galerie pour les expo temporaires & l'archéologie japonaise et enfin la galerie des trésors du temple Hôryu-ji (fermée jusqu'en mars 2016).











Nous avons aperçu, toujours à l'intérieur du parc, le temple shinto Ueno-Toshogu datant de 1651 et décoré de feuilles d'or et de fins détails, avec sa belle pagode.


Nous sommes ensuite allés au zoo : Fondé en 1882, le zoo d'Ueno est le plus ancien du Japon. On y a croisé les vedettes locales, les pandas géants Li Li et Shin Shin.



Puis nous avons traversé le lac Shinobazu, normalement entouré d'arbres en fleurs et décoré de nombreux nénuphars, mais pas en cette période de l'année. 
Et à deux pas de là, nous avons encore vu un autre temple (dont nous avons perdu le nom).

Puis nous avons pris le métro pour rejoindre le quartier de Yanaka : nous avons exploré la fameuse rue Yanaka Ginza à la nuit tombée. Cette rue est remplie de boutiques d'artisanat et possède des maisons et des boutiques datant de 1950. 






Le quartier regorge de minis temples mais ils étaient fermés (à Tokyo, à la nuit tombée tous les temples et musées sont fermés et la nuit tombe vers 17h !). Du coup, nous sommes rentrés manger avec Tomoko (qui nous a préparé un délicieux repas, comme à son habitude).

Ps : en ce qui concerne la nourriture au Japon, nous ferons un article à ce sujet car il y a beaucoup de choses à dire mais sachez pour le moment qu'elle n'est pas épicée et qu'elle est même délicieuse ! Oishi ! Comme on dit en japonais.

Mardi 20 octobre : Quartier Shinjuku de Tokyo (et environs)

Nous avons commencé cette journée par la visite d'un Temple très important : le Meiji-jingu. C'est en effet le plus grand temple shinto de Tokyo.
Il est situé en plein cœur d'une forêt dans le centre-ouest de Tokyo. De superbes jardins, une maison de thé et un pavillon de pêche sont présents et bien préservés. Le temple en lui-même est composé de trois portes et de la salle principale. Deux arbres majestueux rendent la cour du temple moins austère.
Construit en 1920, il fut détruit par la seconde guerre mondiale puis reconstruit à l'identique en 1958. Il est dédié à l'empereur Meiji et l'impératrice Shoken, pour qui furent notamment aménagé les jardins. 







À l'entrée du temple se trouvait également un petit musée dans lequel nous avons pu observer des tenues notamment militaire ayant appartenues aux différentes personnes en l'honneur de qui le temple a été érigé.

Après la visite du temple et de ses jardins nous avons opté pour un déjeuner à l'américaine dans une rue minuscule dans le quartier de Shinjuku. Toutes les rues de cette partie de Shinjuku se sont avérées minuscules et nous avons croisés quelques sanctuaires shintô sur la route nous menant au musée du sabre.
Malheureusement pas de Muramasa ni de Masamune mais vous n'auriez de toute façon pu les voir, les photos étant prohibées. 
Ci-dessous des katana et autre tantô photographiés au musée national de Tokyo (à découvrir dans notre prochain article). 
Nous auront cependant eu le plaisir d'apprendre à différencier les sabres japonais.




Nous avons ensuite vu un sanctuaire shintô en plein cœur de Shinjuku. Malheureusement ce dernier était en pleine rénovation. En effet celle-ci a lieu tous les cinq ans à tour de rôle pour tous les temples de la capitale. Nous avons donc eu droit à de superbes échafaudages pour égayer nos photos. 
Vous remarquerez également ci-dessous que comme pour tous les temples, on trouve une "porte d'entrée" devant le bâtiment principal, ce qui rend les temples facilement repérables.



Nous nous sommes ensuite dirigés vers Kabukicho, connu pour être un haut lieu d'amusement en tout genre : Robot Restaurant (à découvrir dans un prochain article), salle de jeux, Love Hotel, cinéma, Pachinko*, salle de baseball, salle d'arcade et enfin tout ce qu'il faut pour se restaurer entre deux activités. 




*Définition du Pachinko : "Pachinko" désigne une machine entre le flipper et la machine à sous. Les joueurs achètent des billes en métal qu'ils insérent dans la machine et qui, si elles tombent dans certains trous déclenchent une roulette de machine à sous avec 3 images, permettant si elles sont identiques de récupérer un grand nombre de billes en métal. Ces billes sont ensuite échangées contre des cadeaux ou des plaques en métal, qui sont ensuite échangées dans des salons spécialisés contre du liquide. En principe au Japon la loi interdit les jeux d'argents, mais on compte 1 japonais sur 4 qui joue régulièrement au Pachinko. C'est un véritable phénomène et on trouve des salles de jeux tous les 100m dans certaines rues du Japon, un gros business ! Les salons de pachinko se caractérisent par leurs allées étroites de machines clinquantes alignées les unes à côté des autres sous un puissant éclairage au néon et le bruit assourdissant et constant des sonals et des billes projetées par les joueurs absorbés. -voir deuxième photo ci-dessus-

Lundi 19 octobre : Quartier Asakusa de Tokyo

Ce lundi nous avons commencé notre visite du quartier Asakusa par le temple Senso-Ji.

Une grande porte se nommant Kaminarimon (porte du tonnerre) fait face à un grand quartier commerçant regorgeant de souvenirs et nous emmène à la porte d'entrée réelle du temple. Cette grande porte est le symbole le plus connu du quartier Asakusa. Elle tient son nom des 2 statues en bois qu'elle abrite, celle du dieu Fujin (dieu du vent) et celle de Raijin (dieu du tonnerre). Elle fut initialement bâtie en 942 puis détruite à de nombreuses reprises au fil des siècles. Celle-ci fut reconstruite en 1960.

Le temple est visité par près de 30 millions de personnes chaque année. 
Il s'agit du plus vieux temple de Tokyo.  

Le temple comporte donc la porte principale, une seconde porte ouvre la voie vers le hall principal et autour se trouvent encore d'autres halls (où d'autres dieux sont vénérés), une pagode à 5 étages et de beaux jardins.






Ensuite, nous avions rendez-vous à 14h pour découvrir la traditionnelle cérémonie du thé (sadō en japonais). Heureusement Tomoko nous a aidé pour la réservation. En entrant, notre hôtesse nous invite à nous asseoir et observer la pièce, qui a été créée pour représenter au mieux les petits pavillons dans lesquels avaient lieu autrefois cette cérémonie (Chashitsu). On apprend qu'à l'époque il fallait laisser ses armes à l'extérieur (pour profiter de l'atmosphère zen du lieu) et entrer par une porte minuscule, sur les genoux (pour l'humilité).

Avant de démarrer l'apprentissage de cette cérémonie, j'ai eu l'opportunité de choisir et d'essayer un kimono. Après avoir choisi le kimono et la ceinture (Obi), l'hôtesse me propose de passer aux toilettes. Je décline l'invitation et nous passons à l'habillage. J'enfile (seule) les chaussettes (tabi), dont la forme sépare le pouce des autres orteils, puis les sandales traditionnelles (zôri). Attention, dans la cabine d'habillage, on enlève ses chaussures pour ne pas salir le tapis en paille tressée (tatami). Ensuite l'hôtesse me demande d'enfiler d'abord un kimono blanc très léger (hadagi) par dessus les sous-vêtements. Puis l'habillage peut commencer : une petite serviette fine (hosei) pour cacher les formes, le corps doit avoir une forme tubulaire. Puis un premier kimono (qui n'est pas celui que j'ai choisi ?)... C'est normal apparemment cette partie n'est pas visible, puis on me met une première ceinture, on tourne, une deuxième, on met le bon kimono ! Qui tombe et couvre le premier, puis on le ferme avec une ceinture, on tourne, une autre ceinture rigide puis cette fois c'est celle que j'ai choisi! Ouf! Un dernier lien par dessus et je suis finalement habillée! Et là, parée de ma tenue impeccable et sans un pli, après 20 minutes dans la cabine (climatisée, ouf) je comprends mieux pourquoi on m'a invitée à passer aux toilettes avant.

Après quoi, mes cheveux sont relevés, je choisis des bijoux de cheveux et on me met même un faux chignon par dessus "pour que ce soit encore plus magnifique" me dit-elle en anglais.


Après cet habillage complet, nous avons pu commencer la cérémonie du thé. Il faut savoir que cette cérémonie servait à créer ou maintenir des liens entre des seigneurs ou des guerriers et chaque étape était très importante. L'hôte de la cérémonie porte un petit foulard plié au niveau de la ceinture afin d'être facilement reconnaissable, vous le verrez notamment sur les photos ci-dessus (foulard orange). 

Nous avons commencé par choisir une tasse pour l'autre (correspondant à sa personnalité). Puis, assis sur les genoux, nous avons pris une grande inspiration pour nous détendre. Chacun a saisit une grande cuillère en bois avant de la plonger dans l'eau bouillante pour rincer la tasse. Après ça nous avons délicatement reposé la cuillère puis nous avons pris un linge de soie (fukusa) pour essuyer les bords du bol. Nous avons ensuite mesuré puis versé le thé vert en poudre dans la tasse a l'aide d'une cuillère à thé en bambou (cha-shaku). Puis nous avons repris la cuillère en bois pour verser l'eau bouillante sur le thé. Le restant d'eau bouillante non utilisée doit être reversé dans le chaudron d'eau chaude avec précaution et en prenant un peu de hauteur afin d'admirer l'eau qui coule (toujours dans un esprit zen). 

Ensuite il faut se munir d'un fouet pour le thé (chasen) et remuer vigoureusement d'avant en arrière, en tenant bien le bol, pour mélanger la poudre de thé. Si le résultat est satisfaisant vous obtiendrez une écume de couleur verte. Ensuite il faut présenter à deux mains le bol à son partenaire, en prenant bien soin à ce que le dessin de la tasse soit face à lui (pour qu'il puisse admirer le motif choisi pour lui). Les 2 partenaires s'inclinent pour se remercier et la personne recevant le thé tourne à nouveau sa tasse afin que le dessin soit face à son partenaire. Il peut enfin boire ! 

Nous avons répété l'opération chacun notre tour, suivant les conseils de notre hôtesse. La cérémonie terminée, nous avons fait une photo pour immortaliser ce moment et puis j'ai pu enlever le kimono (cette opération fut heureusement beaucoup plus rapide - 5 minutes à peine). Bien sûr je n'ai pas acheté le kimono car une tenue complète coûte plus de 1500-2000€. Et les japonaises elles-même n'en ont que 1 ou 2, sauf pour les familles aisées. 



Nous avons ensuite parcouru le quartier vers le sud et pu contempler de nombreux temples d'importance mineure, parfois minuscules, mais toujours très jolis. 

Sur le chemin du retour nous avons emprunté le chemin piéton longeant la rivière Sumida. De ce chemin nous avions vue sur la Skytree Tower (Tour haute de 634m, ouverte en 2012, symbole de Tokyo) ainsi que le bâtiment du siège social d'Asahi (célèbre marque de bière japonaise) aisément reconnaissable avec sa sculpture dorée le surplombant.




jeudi 22 octobre 2015

Dimanche 18 octobre : Mont Fuji

Ce dimanche, nous avons fait la connaissance de la fille de Tomoko, Ayano. Nous connaissions déjà son fils Ryu et nous avons rencontré son petit-fils, Ren, qui a 6 mois. Au début, le bébé nous regardait bizarrement (ils en ont une drôle de tête ces 2 là) puis il s'est habitué à nous, jusqu'à nous adresser quelques sourires ! 
En effet les asiatiques on un choc la première fois qu'ils voient un caucasien :
A Séoul un bébé marchant depuis peu s'est complètement arrêté de fonctionner pendant cinq minutes, hagard. 
Plusieurs fois dans le métro également certains nous ont regardé et avaient visiblement peur...


Dimanche matin nous sommes donc tous montés en voiture, direction le Mont Fuji (environ 2h de route) !


En nous approchant de plus en plus de la montagne, nous avons trouvé des paysages vallonnés, des lacs et de belles forêts aux couleurs de l'automne. Puis nous avons finalement distingué le sommet enneigé du mont Fuji (du haut de ses 3776 m).

Au pied de la montagne, passé la barrière de péage (!?), nous avons parcouru une route de montagne superbe, et pas dangereuse que cyclistes, voitures, cars et motocyclistes se partagent avec plaisir. Par ce temps magnifique et la fraîcheur de la montagne les deux-roues étaient très nombreux. 

Arrivés sur place (5ème station) nous avons entamé une courte balade, durant laquelle nous avons pu admirer les lacs environnants, puis nous avons fait quelques photos depuis le bas de la station.



En prenant le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Yamanaka, la ville autour du lac. Nous avons fait quelques minutes de pédalo sur un 'Swanboat', littéralement 'Bateau cygne'. En revanche, ce que je ne savais pas avant d'arriver c'est que la promenade serait également avec les cygnes ! C'est donc entourés des cygnes (attendant visiblement qu'on les nourrisse) que nous avons pédalé.






Nous avons ensuite effectué le tour du lac en voiture. La petite route le longeant était superbe (forêt, petit temple caché entre deux buissons...) et nous pouvions voir l'activité qui régnait sur le lac.

Une fois le tour effectué nous nous sommes arrêté à Oshino à quelques minutes de là. Ce lieu situé entre 2 des 5 lacs entourant le mont Fuji, est apprécié des touristes et des locaux pour ses 8 mares caractérisées par une superbe eau transparente. En effet, les 8 mares sont alimentées par la neige fondue provenant directement du mont Fuji. Elles sont pour certaines assez profondes (8m) et laissent apparaître très clairement ses habitants colorés.




Suite à cette belle journée, nous sommes rentrés assez tard (à cause des bouchons en périphérie et dans le centre) et nous avons découvert le fast-food japonais : le Guydon est un plat de bœuf préparé en sauce avec des oignons, servi avec du riz.