samedi 14 novembre 2015

Pékin : 14 novembre

Aujourd'hui grande première, journée organisée :
le départ a lieu à 7h30 en bus depuis notre hôtel. 

Nous commençons la journée par la visite guidée des Tombes Ming (changling) au pas de course derrière une guide très pressée, qui se répand peu en explications.




Nous avons enchaîné par la visite de l'usine de gravure sur jade où plus de temps aura été consacré à la visite du magasin qu'à l'écoute d'explications détaillées. 


Dans ce même magasin se situait un restaurant chinois avec de nombreuses spécialités que nous avons du partager avec nos compagnons de route pour la journée. Aucune idée de ce que nous avons mangé mais il y en avait pour tous les goûts et c'était très bon.

Nous sommes ensuite partis voir la fameuse Grande muraille de Chine. Celle-ci s'étendant sur plusieurs milliers de kilomètres nous n'aurons vu que la portion dans la ville de Badaling située à environ 60 kilomètres au nord de la capitale chinoise. Nous avons pu nous déplacer sur la muraille très vallonée pendant une heure trente. Nous avons utilisé un téléphérique pour accéder en haut de la montagne où se trouve la muraille. Probablement la plus grosse arnaque du genre, aussi cher qu'un forfait de ski pour un aller-retour de 5 minutes. Mais, n'oublions pas de préciser, nous n'avions qu'une heure trente de temps libre aux pieds de la muraille et son ascension nous aurait pris bien trop de temps pour profiter de la muraille en elle-même... Nous n'avions donc pas vraiment le choix de l'économie (heureusement le spectacle valait le coup).





Nous avons ensuite découvert la cérémonie du thé chinoise qui n'a rien à voir avec la japonaise. C'est plutôt une méthode de préparation et des outils particuliers plutôt qu'une cérémonie à proprement parler.
D'abord, la température du thé est trés importante, on y fait donc trés attention. Le thé est préparé sur un plateau en bois qui sert à la fois de protection pour la table et de récipient pour l'eau qu'on souhaite vider. 
Le thé est infusé dans une théière en terre, qui s'imprègne du parfum du thé et qui sert pour une seule sorte de thé. Il paraît que si on utilise la même théière en terre suffisamment longtemps avec les mêmes feuilles de thé, la théière est tellement imprégnée qu'il suffit d'ajouter de l'eau chaude pour faire du thé (plus besoin de feuilles !).
Une fois le thé infusé, on transvase l'eau en filtrant les feuilles dans une autre théière plus moderne. Le thé est ensuite versé dans un service en porcelaine : d'abord dans un tout petit bol fin aux bords hauts : il ne faut pas le boire tout de suite mais le sentir (comme pour le vin) puis on pose sur le haut du petit bol fin, un deuxième bol plus rond et on retourne les deux rapidement pour que le thé soit transvasé dans le bol plus large. C'est ensuite seulement qu'on peut le boire, et en faisant du bruit de préférence comme le veut la politesse. (Pour plus de détails, le site palais des thés - dont est tiré la photo) : http://www.palaisdesthes.com/fr/the-a-z/comprendre-the/ceremonies-de-the/ceremonie-chinoise



Les thés les plus réputés en Chine (et donc ceux que nous avons goûté) sont les suivants : Ginseng (renforce notre système immunitaire), Jasmin (nettoie le foie), Pu'er (thé fermenté : plus il est vieux, meilleur il est - perte de poids), thé noir au lychee (prévient l'anémie) et le thé à la fleur de rose (bon pour la peau, peut être servi froid l'été).

Enfin, l'heure de rentrer et la nuit est déjà tombée. Nous sommes alors passés devant le stade olympique depuis le bus : le nid d'oiseau et la piscine sont magnifiquement éclairés. Les lumières changent au fur et à mesure et donnent à l'ensemble un aspect plutôt futuriste mais tout en restant évocateur de leur fonction notamment pour la piscine. 

Arrivés à l'hôtel nous avons profité du retour tardif pour dîner avec Benjamin notre compagnon de route Aussie rencontré le matin même. Il nous aura également fournis moult conseils concernant notre futur voyage en Australie.

vendredi 13 novembre 2015

Pékin : 13 novembre

Après une matinée de repos nous sommes partis voir le Palais d'Été situé au bout de la ligne de métro à une dizaine de kilomètres du centre ville.

Le nom est quelque peu trompeur puisqu'il s'agit en réalité plutôt d'une petite ville située dans un parc de presque 300 hectares avec en son sein un très grand lac (recouvrant les trois-quarts de la surface du palais) et plusieurs autres mineurs. Il est d'ailleurs possible d'effectuer des promenades en bateau. 

La superficie totale est plus importante que celle de la cité interdite même s'il y a probablement moins de bâtiments. Tous les temples et les habitations sont situés dans une forêt elle même sur une montagne faisant face au lac. La vue depuis le temple de bouddha est imprenable et permet également de voir les autres temples en aval (et le lac plongé dans le brouillard). 


Nous avons commencé par une rue le long de l'eau avec des commerces des deux côtés du canal. La rue faisait quelques centaines de mètres mais seulement un mètre de large. Un pas de travers et c'est l'eau qui vous attend, pas de barrière, c'est la sélection naturelle !



Après cela nous avons grimpé la petite montagne et avons pu observer plusieurs temples et pavillons en piteux état pour certains et restaurés un pilier sur deux pour d'autres. 



Nous sommes arrivés au temple de buddha et avons pris la direction des temples en dessous après avoir pris quelques photos. 



Nous nous sommes ensuite baladés le long du lac avant de retourner voir quelques temples côté montagne.  




Nous avons ensuite effectué le tour du lac ce qui nous aura pris une bonne heure environ. Nous nous sommes vite retrouvés à marcher sur un gué entre le lac principal et les autres. Tout autour du lac se trouvent des ponts, des habitations, des embarcadères ou encore des temples ainsi que des pavillons en plus ou moins bon état. 



Nous avons vu une exposition sur la poterie, la faïence, le bronze et le Jade dans un temple dédié. 



Nous sommes ensuite remontés voir des jardins mais malheureusement trop tard.
Ici on ferme tôt également. Néanmoins nous aurons vu la majeure partie du Palais d'Été. 

Nous sommes ensuite rentrés par le métro situé à 1 kilomètre de la sortie du palais. De nombreux rickshaw nous attendaient à la sortie du palais pour nous y emmener. Le seul mot anglais connu était : "subway" ! Nous avons cependant eu fois en nos jambes.


jeudi 12 novembre 2015

Pékin : 12 novembre

Aujourd'hui nous avons décidé de visiter un monument incontournable de la Chine et notamment de Pékin : la Cité Interdite.

En prenant le métro nous avons d'abord subi un contrôle de nos sacs par la sécurité (scanner). C'est systématique pour toute personne possédant des sacs ou bagages à l'entrée de chaque station de métro (comme en Russie).

Nous avons pris la sortie menant à la tour de la flèche et à la porte de Qianmen. Puis nous avons essayé de traverser la rue pour aller sur la place Tiananmen devant la Cité Interdite. Mais dans ce quartier on ne traverse pas comme ça ! Les trottoirs sont bordés de barrières et pas de passage piéton extérieur. Bon. Un premier passage sous-terrain, puis un deuxième... Puis... Un autre contrôle de sécurité avec une foule de monde qui fait la queue... C'est donc après 20-30min que nous avons finalement accédé à la place Tiananmen : sur cette fameuse place, des policiers, la porte Zhengyang, le hall à la mémoire du président Mao et la tour du tambour. Nous avons également vue sur le musée national de Chine, juste en face (allez donc traverser tiens !).



Nous rejoignons finalement la Cité Interdite, où un droit d'entrée de 50 yuans - 7,35€ - par personne est demandé (dont 10 yuans pour la salle des trésors - bijoux, sculptures, poteries, mobilier...). Cela peut paraître raisonnable mais comparé au coût de la vie en Chine c'est vraiment cher, pour information nous avions un budget de 30€ par jour et par personne pour ce pays incluant l'hôtel, la nourriture et les transports.

Un peu avant la billetterie se trouve la belle porte de la paix céleste. Et c'est par la porte du midi, que nous pénétrons dans la Cité Interdite.

La cité est tout simplement immense, les bâtiments mériteraient un coup de peinture pour être rafraîchis mais l'architecture est magnifique.





Nous avons entre autre visité le musée du palais. Puis nous avons vu à l'extérieur du musée, le mur des neufs dragons : une sculpture peinte vraiment impressionnante !




Nous avons enfin visité le jardin impérial.


En sortant au nord de la Cité Interdite, nous avons accédé au parc Jingshān, qui était vraiment très beau et très grand, avec des beaux monuments.



Après quoi nous sommes allés visiter la tour des tambours et la tour de la cloche. Pour accéder aux 2 tours mieux vaut être en forme puisque de grands escaliers vous attendent de pieds fermes !
A la sortie des tours, de nombreux chinois proposent des tours de rickshaw* et insistent lourdement en chinois... Sauf qu'on est pas intéressés et que de toute façon on ne comprend rien.


Enfin nous avons terminé la journée par le temple des lamas. Dans ce beau temple nous avons vu de grands bouddhas dorés mais malheureusement il y avait très peu de lumière pour les admirer (parfois seulement 2 bougies...). Nous y avons à nouveau remarqué que les croyants brûlent de l'encens et prient devant chaque statue (ce qui doit leur prendre beaucoup de temps étant donné la taille du temple).



* Rickshaw : véhicule tricycle utilisé pour le transport de personnes ou de marchandises, qui peut être ou non motorisé. Cf la photo ci-dessous récupérée sur internet.



Ci-dessous une version motorisée :


mercredi 11 novembre 2015

Visite de Pékin : 11 novembre

Pour notre première journée dans la capitale, nous avons commencé par les attractions au sud de la ville et près de l'hôtel afin d'effectuer le trajet à pied :

Nous nous sommes d'abord rendus au Temple du ciel. Ce parc serait le plus beau de la ville. Le temple tient une place importante dans l'histoire de la capitale puisqu'il servait à l'empereur pour demander de bonnes moissons, la clémence divine et l'expiation des péchés du peuple.
Dans le parc nous avons pu observer de nombreux Chinois se livrer à leurs passe-temps favoris (jeux de cartes, chant, danse, grs...), de nombreuses personnes âgées profitaient du parc pour se rassembler malgré le froid (6 degrés environ).



En sortant du parc, nous avons observé le pont Lugou.



Puis nous sommes allés visiter une usine de vernis laqué sur poteries. Cet art de plus de 600 ans fait partie de la culture chinoise. Nous avions seulement accès au magasin mais nous avons pu découvrir le procédé de fabrication des objets exposés grâce à un petit livret en anglais : la poterie est d'abord gravée au fil de cuivre, les gravures sont comblées par du vernis de couleur, la poterie et le vernis sont chauffés puis polis et enfin on peaufine l'objet en ajoutant des dorures.
Vous verrez ci-dessous des objets extrêmement chers qui étaient à vendre dans la galerie (attention à ne pas les faire tomber) :


Nous avons fini la journée en nous baladant dans le parc Longtan, qui compte 3 lacs et de nombreuses statues. Nous n'avons malheureusement pas pu (bien) voir la plus célèbre (un dragon) car elle était en renovation.



mardi 10 novembre 2015

Arrivée en Chine : 10 novembre

Nous avons voyagé avec Air China pour 4h de vol de Tokyo à Pékin. Le vol s'est très bien passé si ce n'est que les hôtesses de l'air chinoises n'étaient pas très aimables... C'était bien la première fois que ça nous arrivait, pas un sourire, à peine bonjour, au revoir, merci et l'air blasé quand elles nous servaient. Bizarrement nous avons eu un mauvais pressentiment (si c'est ça pour les hôtesses de l'air, qu'est ce que ça va être pour le reste?).

Dans l'aéroport quand nous sommes arrivés nous avons pris un train/métro qui nous à emmené à l'endroit pour récupérer les bagages, c'était effectivement un grand aéroport...
Nous avons d'abord passé la douane rapidement et sans problème puis nous avons attendu (longtemps) nos bagages. Quand ils sont arrivés, le mien (celui de Marie) était très sale, comme couvert de poussière et légèrement abîmé. Certes cela peut arriver mais c'est quand même la première fois depuis notre départ de France que nos sacs sont arrivés sales et abîmés après un vol. 

Finalement nous avons décidé de nous mettre en route pour l'office de tourisme. Plutôt bien indiqué, le bureau était en revanche assez peu fourni en dépliants en anglais sur les attractions touristiques de la ville et la fille derrière le comptoir parlait un anglais approximatif et n'était pas d'une grande aide. Toujours pas de sourire ou d'accueil chaleureux. Nous lui avons demandé comment rejoindre notre Hotel dans le centre et elle nous à repondu qu'en métro ce serait trop compliqué parce qu'il y avait plusieurs changements (2)... Elle nous a conseillé de prendre un taxi ! Bon en Chine le prix des taxis est bien plus raisonnable qu'en France mais quand même ! Nous avons aussi plus ou moins compris que nous pouvions acheter un guide en anglais à l'intérieur de l'aéroport... C'est donc en quête de cette librairie que nous sommes partis.

Un peu plus loin se trouvait un point information, malgré la foule qui attendait, nous nous sommes approchés. En faisant la queue, nous nous sommes aperçu qu'en fait les gens posaient leurs questions sans respecter l'ordre d'arrivée et s'imposaient en poussant et en parlant plus fort que le voisin. C'est "légèrement" irrités que nous avons fini par avoir l'information dans un anglais toujours très médiocre et nous avons fini par trouver la librairie. 

Sur place, nous avons eu du mal à trouver le rayon guide touristique, et en l'examinant de plus près nous avons trouvé seulement 2 livres en anglais sur la Chine entière et 1 sur Pékin, le reste était sur Shanghaï, des cartes de la ville ou des ouvrages en chinois. Ils avaient la collection Lonely Planet (qui nous a bien réussi jusque-là) et nous avons cherché celui pour la Chine ou le spécial Pékin mais ils restaient introuvables ! Désespérés nous avons demandé aux vendeurs qui ont répondu qu'ils ne les avaient pas. Nous étions vraiment choqués qu'ils aient une rupture de stock sur un basique incontournable au sein même de l'aéroport ! Incroyable... En plus les livres présents étaient tous abîmés, cornés, on aurait dit des livres d'occasion. Ah oui, sans oublier les passages surlignés au feutre noir, bizarre...

C'est donc exaspérés que nous sommes allés au MacDonald's reprendre des forces. Toujours personne de souriant, des voisins de table qui parlent forts... Bref.

Nous avons finalement quitté l'aéroport en prenant la ligne de métro aéroport express. Pour acheter nos tickets, un monsieur est spontanément venu vers nous pour nous aider (il ne faisait pas parti du personnel du métro). En écoutant ses conseils quelqu'un nous a pris la place au distributeur de billets... Mais nous étions contents de trouver un peu d'aide néanmoins.

Finalement nous avons décidé de s'arrêter à l'office du tourisme au centre de Pékin pour trouver de meilleures informations sur la ville et en chemin nous sommes tombés par hasard sur une énorme librairie. En trouvant l'étage des ouvrages anglais, nous avons été ravis de trouver l'entière collection de guides de voyage Lonely Planet : France, Inde, Espagne, Vietnam, usa... Et? Pas la Chine. Pas de Pékin non plus ! Hallucinant ! Dans les autres collections, pareil, tous les pays du monde sauf la Chine. D'autant plus risible que les Chinois ne parlent pas anglais !!! Mais à qui peuvent bien s'adresser ces livres ?!?
Nous en avons profité quand même pour prendre le guide combiné Vietnam/Laos/Cambodge/Thaïlande qui nous servira plus tard et nous avons filé vers l'office du tourisme.

Le bâtiment était très mal indiqué (ou alors en chinois ?) mais une fois rentrés on a compris pourquoi. Encore très peu de documents en anglais, peu d'informations sur la ville, à la rigueur quelques cartes utiles... Nous avons demandé à l'employé s'il savait où nous pouvions acheter un guide de la ville et il est revenu avec quelques dépliants supplémentaires. Cela s'est finalement avéré suffisant et nous n'avons pas pris de guide. Nous nous sommes donc redirigé vers le métro pour trouver notre hôtel.

En sortant de la bouche de métro nous avons découvert un quartier de la ville pauvre, sale, mal entretenu. Les trottoirs étaient couverts de déchets, de matériel de construction en attente d'utilisation, de scooters peut être en état de rouler... Nous avons trouvé l'hôtel et la réceptionniste parlait peu anglais, elle n'était pas plus souriante ni agréable que ses compatriotes mais nous a finalement remis le code wifi et le pass pour la chambre. Nous avons découvert plus tard que le wifi ne fonctionne que dans le hall d'entrée, qu'il est extrêmement lent et que de nombreux sites internet sont bloqués par le gouvernement (Gmail, le blog, Facebook, Google...).

lundi 9 novembre 2015

Nourriture japonaise

Pendant notre long mois au Japon nous avons goûté à de nombreuses spécialités et nous avons donc décidé de les partager avec vous dans cet article :

La spécialité la plus connue du Japon est probablement le sushi. Ce met constitué d'un petit morceau de poisson cru sur une boule de riz vinaigré est considéré comme un repas de fête (et est assez cher) contrairement à ce que l'on pourrait croire. 
En France nous connaissons les sushis au saumon et au thon ou à la daurade principalement mais là-bas ils ont une infinie variété de poissons (crabe, anguille, crevettes, saumon mi-cuit et même du calamar...). Il existe aussi des sushis à base d'omelette japonaise légèrement sucrée, de concombres... On trempe les sushis dans la sauce soja et on ajoute (si on aime) une fine lamelle de gingembre pour relever le goût. Certains sushis sont roulés et ont alors une forme différente, ils sont maintenus par une algue (makis). Nous en avons goûté qui contenait du wasabi (sauce piquante japonaise à la couleur verte), que nous avons bien senti ! 
Nous avons testé les sushis avec Tomoko et sa sœur pour notre dernier repas ensemble dans un restaurant avec tapis roulant. Chacun s'asseoit face au tapis et peut commander grâce à une tablette un sushi particulier ou bien se servir directement un des sushis qui passent devant soi. Ce concept est très tentant et permet de goûter à tout. Pour savoir combien on va finalement payer, il faut faire attention à la couleur des assiettes dans lesquelles les sushis sont présentés, à la fin du repas la serveuse compte vos assiettes par couleur et vous donne l'addition.

Les Yakitori sont aussi connus en France, pour ceux qui fréquentent les restaurants japonais, et sont des brochettes de viande ou de légumes grillés au charbon de bois. Nous avons testé un restaurant dont c'était la spécialité à Tokyo juste avant de partir et c'était une véritable découverte. En effet, on y trouve des brochettes de peau de poulet, de foie, d'ailes, des boulettes de viande de poulet ou de bœuf... Nous ne nous attendions pas à un si large choix. Heureusement nous avions commandé une de chaque pour goûter. Les brochettes s'accompagnent de riz nature et de bière ou de saké (froid en été et chaud en hiver). 


Pour la suite des spécialités japonaises nous sommes allés de découvertes en découvertes, notamment grâce à Tomoko qui nous a préparé de nombreux repas traditionnels.

Nous avons par exemple goûté au Sukiyaki, que nous avons tous les deux adoré. C'est un plat généralement composé de fines tranches de bœuf (ou de porc) qu'on fait cuire dans un bouillon de sucre et de saké (shōyu) et qu'on accompagne de légumes, vermicelles, champignons et de tofu. Une fois que les ingrédients sont cuits dans le bouillon on les trempe dans un œuf cru battu (chacun le sien) ce qui permet de refroidir la nourriture avant de la manger.



Tomoko nous a aussi emmené dans un restaurant de Rāmen. Ce plat initialement importé de Chine est une spécialité économique, nourrissante et très répandue au Japon. Servi dans de très grands bols, ce plat de pâtes est accompagné de différents ingrédients, des tranches de porc (ou parfois du poisson ou des fruits de mer), des pousses de soja, du poireau, des oignons... Sans oublier un délicieux bouillon.
Le restaurant traditionnel nous a surpris pour plusieurs raisons : d'une, pour commander son plat on utilise à l'entrée une machine (comme un distributeur de boissons) qui propose toutes les variantes de Rāmen disponibles, on clique sur l'image et on paie en liquide afin de recevoir un ticket à remettre aux serveurs. De deux, on s'asseoit autour du comptoir les uns à côté des autres et on mange pour certains très rapidement !
En mangeant ce plat, il est autorisé et même considéré comme poli de boire bruyamment et en tendant l'oreille depuis la rue on peut ainsi repérer les restaurants de Rāmen.


Il y a deux autres plats de pâtes très connus au Japon : les soba et les udon. Les soba sont de fines pâtes foncées au blé noir contrairement aux udon qui sont d'épaisses pâtes blanches de blé, les deux ont la forme de spaghetti. Elles sont servies accompagnées d'un léger bouillon et de plusieurs ingrédients au choix (tofu, crevettes, porc, œuf cru...). C'est à nouveau un plat économique et très nourrissant.

Pour changer des pâtes, on a essayé le Tonkatsu, qui est une côtelette de porc panée servie avec une sauce spéciale délicieuse et accompagnée de riz et d'une soupe miso. La soupe miso est très souvent servie pour accompagner le repas. Son ingrédient principal le miso est une pâte de soja fermentée, ce qui donne le goût de la soupe et on y ajoute des dès de tofu et des algues généralement. C'est une soupe très bonne pour la santé, riche en acides aminés et en vitamine B.


Un de nos plats préférés restera le Gyūdon, c'est un bol de riz surmonté de fines lamelles de bœuf et d'oignon cuites dans une sauce légèrement sucrée. Un vrai délice à prix raisonnable, servi dans des fast-foods japonais.

Le katsudon : du porc pané avec un oeuf assez peu cuit, baveux, le tout servi sur du riz.


Enfin, nous avons essayé l'Okonomiyaki, qui est une sorte d'omelette garnie. Dans les restaurants spécialisés on s'asseoit devant une plaque de fer chaude (teppan) armés d'une spatule et de baguettes et le cuisinier apporte votre omelette devant vous pour qu'elle reste chaude. Il ne reste plus qu'à l'assaisonner selon vos goûts. Encore une fois l'omelette peut être garnie selon une multitude de façons différentes (bœuf, calmar, légumes, parfois les 3 ensemble).


Pour ce qui est des boissons, j'ai goûté aux bières locales : Kirin, Sapporo, Asahi. Notamment lors de notre visite du musée de la bière à Sapporo. Et le saké ! Que j'ai préféré mélangé avec une saveur au citron, en apéritif. Nous avons aussi goûté tous les 2 au thé matcha (à base de poudre de thé vert) durant la cérémonie du thé.

Toutes ces expériences culinaires étaient délicieuses en revanche nous avons goûté au Natto, qui sont des graines de soja fermentées, c'était vraiment trop spécial.. Nous n'avons pas du tout apprécié mais Tomoko non plus n'aime pas tellement ça. Les sushis au calmar n'étaient pas bons du tout et nous n'avons volontairement pas testé les plats à base d'anguille ou de poulpe (pourtant nombreux)... Vous nous excuserez !

samedi 7 novembre 2015

Samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 novembre : dernières journées à Kyoto et Tokyo

Ce samedi nous avons visité le marché Nishiki, au centre de Kyoto, qui propose une foule de spécialités culinaires. Puis nous nous sommes dirigés vers le musée du mangas. Le musée possède une collection de 300 000 mangas en japonais et dans plusieurs langues étrangères (dont le français) mais nous étions un peu déçus de trouver peu d'explications sur l'histoire du mangas ou sur le fonctionnement de l'industrie. Le musée ressemblait davantage à une gigantesque bibliothèque spécialisée (d'ailleurs beaucoup de japonais lisaient de nombreux volumes) qu'à un musée.


Un peu plus tard nous avons été au théâtre voir une pièce de Noh. C'est la plus ancienne représentation artistique du Japon, qui tire ses racines des rites religieux Shinto. La pièce de théâtre dura 3 heures durant lesquelles de nombreux acteurs masqués et costumés se donnaient la réplique sur une magnifique scène en bois au centre du théâtre. Les dialogues étaient presque chantés et s'accompagnait par moment d'instruments de musique. 



Nous sommes allés au restaurant pour déguster une dernière fois la spécialité japonaise : le Sukiyaki (voir notre futur article sur la nourriture japonaise). Le restaurant était très beau et chaque table (basse) sur tatamis était séparée par des cloisons en bois, rendant l'espace privé. Petite anecdote, nous avons dû retirer nos chaussures avant de monter l'escalier pour accéder à notre table !



Ce dimanche, nous avions rendez-vous à 13h30 pour le spectacle de Geisha. Juste avant nous avons renoué avec la nourriture française grâce à une petite crêperie. Un instant, nous nous serions cru en Bretagne... Puis nous avons rejoint la salle de spectacle (Gion Kaikan Theatre) munis de nos billets. Nous avons beaucoup de chance d'avoir pu y assister car ce spectacle en particulier n'a lieu qu'à Kyoto et seulement du 1 au 10 novembre chaque année. Nous avons donc admiré cette danse traditionnelle très théâtrale racontant de petites histoires durant un acte d'une dizaine de minutes. Les danseuses en kimono ont les cheveux relevés et décorés, le visage blanc et les lèvres rouges, comme nous pouvons nous y attendre et sont accompagnées par des chanteuses et musiciennes, situées sur le côté de la scène. Les chants sont de véritables dialogues entre les différentes danseuses. Les décors changent entre chaque scènes et après une heure que nous n'aurons pas vue passer, le spectacle est (déjà) terminé. Nous n'avions pas le droit de faire de photos pendant la représentation mais nous avons fait une photo de la salle avant que ça ne commence.



Après cette belle "récréation", nous avons voulu aller visiter le musée national de Kyoto car cette activité collait bien à la météo pluvieuse du moment. Mais le musée était fermé pour cause de fouilles historiques sur les lieux, et seule une exposition temporaire était disponible. Nous avons donc fait demi tour et sommes allés nous reposer avant le départ en bus de nuit pour Tokyo.

A l'hôtel nous avons bien discuté avec Yoshi, un employé bilingue anglais qui nous a renseigné sur les choses à voir dans la ville et avec lequel nous avons sympathisé au point de discuter durant des heures. Il nous a permis de rester un peu plus longtemps à l'hôtel afin de rejoindre la station de bus seulement vers 18h30, ce que nous avons vraiment apprécié puisqu'il pleuvait tout l'après-midi.

Le soir nous sommes donc arrivés à la station de bus dans le centre et nous avons visité la gare, qui était gigantesque. Sur 14 étages, elle propose du shopping (vêtements, souvenirs, livres, maquillage...), des restaurants, un toit avec vue sur la ville en libre accès, des points d'information touristes pour les visites et les trains/métros..

C'est enfin à minuit que nous avons pris le bus pour Tokyo, afin de rejoindre dans la journée l'aéroport Haneda, pour la suite des aventures en Chine.


Lundi après une petite nuit, nous sommes arrivés à Tokyo a 8h du matin. Nous sommes repassés par l'office du tourisme pour trouver une activité et nous nous sommes dirigés vers le musée du costume. Le musée était assez petit mais intéressant. Et c'est ensuite, toujours chargés de nos gros sacs, que nous avons déjeuné et sommes allés à notre hotel près de l'aéroport. Nous nous sommes reposés en attendant le vol de 8h30 du lendemain matin pour Pékin.