samedi 3 octobre 2015

Deuxième journée à Séoul

Programme chargé pour cette deuxième journée dans la capitale coréenne. Chose que nous ne savions pas mais que nous avons appris avec plaisir, tous les musées/palais étaient gratuits ce jour là ! En effet, le dernier jour de chaque mois les lieux culturels sont ouverts à tous.

Nous avons commencé par la visite d'un palais (pour changer...) qui s'étend sur un espace très vaste en plein centre-ville. Le palais Gyeongbokgung est composé de grand batiments majestueux ainsi que de superbes jardins avec en fond les montagnes. 


Ci-dessus nous apercevons l'entrée du palais et ci-dessous se trouve la salle du trône, grandiose.





Ci-dessus nous apercevons encore les jardins et d'autres parties du palais, ainsi que des demoiselles ayant revêti, pour la photo, le costume traditionnel coréen : le Hanbok.

A l'intérieur se trouve également le musée du peuple coréen mettant en avant l'histoire de la Corée depuis la préhistoire jusqu'à la scission en 53. On peut notamment y voir des costumes traditionnels, les différents types de maisons traditionnelles ou encore des instruments de musique atypiques.



Une fois le palais visité de fond en comble nous avons déambulé le long d'une avenue sur laquelle figurait de très belles statues, notamment celle de l'amiral Yi Sun-Shin et du roi Sejong qui sont les personnages historiques parmi les plus respectés en Corée.




Nous sommes ensuite entrés dans le quartier Insa-Dong connu pour ses nombreuses boutiques d'artisanat ainsi que ses galeries d'art traditionel et contemporain. Nous avons notamment apprécié les broderies coréennes, la peinture sur éventail et les bijoux en jade.
Dans ce même quartier nous avons pu visiter un autre palais (Unhyeongung), qui fut la demeure du père de l'empereur Gojong (1852-1919). Désormais le lieu abrite des expositions temporaires et des événements liés à la culture coréenne.

Nous avons également vu le temple bouddhiste Jogyesa, qui est l'un des plus connus de Corée. Dans ce temple, nous avons assisté à la prière, tout en musique et en chants. A l'intérieur, on trouve entre autre 3 grandes statues dorées de Buddha (mais les photos ne sont pas autorisées car considérées comme un manque de respect). Petite anecdote, il faut enlever ses chaussures avant de rentrer dans le temple et il faut y accéder par les portes latérales car la grande porte est réservée aux moines.

Un peu plus loin, nous avons aperçu le beffroi Bosingak, possédant une énorme cloche qui sonnait pour indiquer l'heure durant la période Joseon. Aujourd'hui, une cérémonie, durant laquelle on fait sonner la cloche, est tenue à l'occasion de la Saint-Sylvestre. Si vous regardez bien la photo ci-dessous, vous apercevrez la cloche au centre, au premier étage.


Nous avons ensuite visité le sanctuaire Jongmyo (Confucianiste) inscrit au site de l'UNESCO depuis 1995. Celui-ci s'étend également sur une très grande surface au coeur de la ville. Il est composé de plusieurs grands bâtiments disposant de très grandes places en face d'eux permettant à un maximum de personnes d'être présentes lors des diverses cérémonies. L'une d'elle notamment a lieu en mai tous les ans depuis 1464 !
Le sanctuaire accueillait le roi pour ses rites ancestraux pendant la période Joseon (qui a fortement influencée la ville, d'où les nombreux temples et palais). En conséquence, vous trouverez dans l'enceinte du temple toujours un chemin pavé principal destiné uniquement à l'utilisation par le roi (et ses porteurs) et de chaque côté, un chemin de sable utilisé par tous les autres sujets. Le sanctuaire est donc composé de 2 principaux temples, pour les rituels et d'autres bâtiments pour le stockage ou la préparation des parchemins et autres objets (ou nourriture) nécessaires aux rituels et sacrifices.



Enfin, pour nous rendre du sanctuaire au parc Tapgol (sans grand intérêt finalement) nous avons emprunté le Cheonggyechon qui est une promenade le long de la rivière de presque 11 kilomètres. Cette balade est très bien entretenue et mise en valeur et est par conséquent très agréable.




Voilà, c'est fini pour notre deuxième journée (épuisante !) à Séoul, on vous raconte bientôt la suite !

jeudi 1 octobre 2015

Premières visites en Corée du sud, à Séoul

Mardi 29 septembre, notre première journée de visite de la capitale coréenne commence !

Nous avons tout d'abord exploré les quartiers du centre de Séoul qui regroupent énormément d'édifices anciens et très modernes.

Le palais Deoksugung fut notre premier arrêt : plutôt dépaysant ! Il fut construit pendant la période Joseon (1392 - 1897) et est l'un des seuls palais de Séoul possédant un jardin et une fontaine de style occidental. La cérémonie de relève de la garde devant la porte principale est un spectacle de 10 minutes que nous avons beaucoup apprécié.





Dans un autre bâtiment de ce même palais nous avons pu voir les œuvres de Lee Quedee, artiste Coréen, mis en avant pour les 70 ans de la fin de la seconde guerre mondiale.

Après cette belle matinée, nous avons testé (pour la première fois) la cuisine locale (très épicée !) puis nous avons arpenté les rues du centres. Nous avons admiré le théatre Jeongdong, qui propose des spectacles traditionnels coréens (mais à des prix assez élevés). Nous avons visité le musée de l'art de Séoul (gratuit), où nous avons admiré le travail d'artistes coréens et internationaux. Puis nous avons exploré les rues commerçantes de Myeong-dong, propices au shopping, et où on trouve aussi de nombreux stands de nourriture à emporter.

Après un arrêt à l'office du tourisme pour acheter une carte de transport rechargeable spécial touriste (qui donne droit à des réductions sur certaines attractions), nous avons été au Namsangol Hanok village. Ce village (probablement reconstitué et très bien préservé) présente plusieurs pavillons, maisons traditionnelles coréennes (Hanoks) et même un pont.




Enfin, le soir nous nous sommes rendus au Namsan park, un parc gigantesque et terriblement vallonné au coeur de la ville, abritant plusieurs attractions et notamment la célèbre et incontournable N Seoul Tower de 236,7m de hauteur, avec vue à 360 degrés sur la capitale. Nous sommes montés (via l'ascenceur !) de nuit, et la vue était vraiment magnifique.



C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour cette première journée, à très bientôt pour de nouvelles news.

mercredi 30 septembre 2015

Arrivée à Séoul

Notre voyage depuis l'aéroport d'Artiom (Vladivostok) vers l'aéroport d'Incheon (Séoul) s'est déroulé sans encombre. Nous avons eu un avant-goût du service asiatique de manière globale : repas excellent, films récents de tous genres et toutes origines (visionnables gratuitement sur l'écran devant son siège et casque audio fourni également), personnel avenant, prenant même les devants quant aux procédures d'immigration une fois sur le sol coréen et n'hésitant pas à aider pour remplir les formulaires si besoin.

Lors de notre arrivée le choc avec la Russie que nous venions de quitter a été rude mais quel plaisir ! De voir tout écrit en anglais quelle que soit la nature du renseignement souhaité ! D'avoir un personel bilingue réactif. De plus l'aéroport est excellement organisé, tout est rapide, logique et bien fait. Tout semble neuf, propre, terminé. Nous n'avons que peu cherché pour nous rendre dans la ville. Enfin...
Nous étions déjà dans la ville. En effet l'aéroport est vaste ! Il dispose de nombreuses boutiques (pas le duty-free, non non, un centre-commercial plutôt), d'un cinéma (!), d'une piste de roller pour les enfants, d'un golf, d'un spa, d'un casino, de jardins intérieurs, d'un musée sur la culture coréenne, de cafés et restaurants et de plusieurs stations de métro ou trains. Bref, on peut aller à l'aéroport comme on irait sortir en ville.

Après avoir visité l'aéroport nous sommes donc partis en quête de notre métro nous amenant au centre-ville de Séoul. Ô joie, la machine automatique parle distinctement et couramment anglais.
Ô malheur, elle n'accepte que du liquide. Alors que le train express lui accepte les cartes bleues sans problème ! Au-delà de cette bizarrerie, tout s'est très bien passé une fois du liquide retiré. Le train express étant deux fois plus cher nous avons choisi le plus "classique", qui s'arrête beaucoup plus. On est pas pressé non plus faut dire...

Et ce fut une très bonne décision qui provoqua une rencontre fortuite très intéressante. Lorsque nous sommes entrés dans le métro nous avons pris place à côté d'une jeune coréenne et avons commencé à déterminer les sites que nous souhaitions voir via les prospectus glanés au centre d'information de l'aéroport. Après nous avoir entendu parler quelques instants sur le sujet elle nous demanda si nous étions français... en français !!! Première interaction avec un local, en français, ça c'est fait. S'exprimant dans un français excellent (six mois en France ça aide, entre autres), Gail (prononcer Gaelle) nous a conseillé de nombreuses choses sur la ville, les incontournables où les choses en rapport avec ce qu'on aime. Un vrai guide improvisé (de nouveau) qui nous aura permis de gagner un temps fou (et d'éviter un mal de crâne) sur la préparation des visites.

Enfin, le métro était comme l'aéroport, pas compliqué. Juste prendre son temps pour comprendre son fonctionnement. Une fois sorti par une des 6 sorties (quand même... enfin ça monte à 12 pour certaines stations) nous avons eu un peu de mal à nous repérer mais de nombreux plans sont présents aux abords des métros afin de se situer dans le quartier. 

Enfin nous avons trouvé notre logement situé dans un quartier très typique de l'Asie et des images que l'on en a. Néons, restaurants dans tous les sens, rues grouillantes de personnes cherchant à se restaurer.



Arrivé à l'hôtel, deuxième surprise : alors que nous demandions comment procéder au check-in, la réponse fut, "Vous êtes français ? Moi aussi". Voila qui nous facilite la tâche et qui nous change drôlement de la Russie !
Une fois la chambre investie par nos sac à dos nous sommes parti en quête d'un restaurant ce qui fera l'objet d'un autre article.

L'arrivée s'est donc très bien passée et fut dépaysante.

Derniers faits divers russes

Pour ce dernier article sur la Russie nous vous proposons de tout et n'importe quoi qui ne méritait pas un article mais qui pour autant n'était pas dénué d'intérêt. 

1- Vie courante
Il est d'usage d'enlever ses chaussures avant d'entrer chez un particulier (nous avons appris à nos dépends que cela vaut aussi pour les auberges de jeunesse tenus par une famille par exemple)

2- Toilettes
Il est écrit à peu près partout en russe (et parfois en anglais) de jeter le papier toilette après utilisation dans la corbeille. En effet, il paraît que la tuyauterie russe est moins large que chez nous et que le papier pourrait les bloquer.

3- Anglais
Vous l'avez sûrement compris mais les russes ne sont vraiment pas faits pour l'anglais. Nous avons croisé un nombre incroyable de personnes qui ne savaient pas dire un seul mot et qui fuyait presque quand on leur demandait quelque chose (aussi bien des jeunes ! que des plus âgés).

4- Passages piétons
En Russie, quand le 'petit bonhomme' passe au vert pour les piétons, vous avez la plupart du temps un décompte des secondes qu'il vous reste pour traverser. Assez pratique ! Néanmoins, s'il vous reste 5 secondes, mieux vaut courir ou adopter une allure rapide car les automobilistes ne font généralement pas de cadeau quand leur feu passe au vert. La seule exception à cette règle vaut pour les personnes âgées qui malgré le décompte ne parviennent pas à traverser à temps.
En revanche, quand il n'y a pas de feu et que quelqu'un s'approche du passage clouté, les voitures s'arrêtent quasiment immédiatement pour vous laisser traverser.

5- Bus
Nous avons eu plusieurs déboires avec le bus (notamment comment payer/descendre au bon moment) en revanche nous n'avons pas parlé de la politesse qui y règne. Toutes les fois où des personnes âgées sont montées et qu'il n'y avait pas de places assises, une personne (souvent des jeunes de 15-16 ans) s'est levée pour leur céder la place.
De même, nous n'avons vu personne frauder pour ne pas payer le prix du billet. Et chose étonnante : étant donné que la descente se fait à l'avant du bus (pour payer), les personnes assises changeaient de place au fur et à mesure du trajet vers l'avant du bus pour être plus près de la sortie au moment de descendre.

6- Au restaurant
Nous avons eu l'occasion de manger à plusieurs reprises dans des restaurants divers et variés de cuisines russe ou autres. Mais dans tous les cas nous avons été surpris par la façon d'apporter les plats. En effets ceux-ci sont amenés dès qu'ils sont prêt ! Vous avez l'entrée après le plat principal ? Vous n'avez que votre plat d'accompagnement tandis que la personne qui vous accompagne a déjà tout ? Mangez tout de suite sinon vous aurez le droit de manger froid !

Enfin, voici ci-dessous un des fabuleux souvenirs que nous ne pouvions (malheureusement ?) pas ramener de Russie :


Vladivostok

Nous sommes donc arrivé le matin (10h23 heure locale) à Vladivostok après presque 65 heures de train. C'est avec 23 degrés dès le matin que nous nous sommes mis en quête de notre hôtel.

Hôtel qui n'en avait en fait que le nom puisque qu'il s'agissait en fait d'une auberge de jeunesse tenue par une femme à l'âge avancé. Nous nous en sommes vite rendu compte quand, en entrant, nous nous sommes fait rabrouer pour avoir oublié de nous déchausser dans l'entrée ! Après un deuxième soupir d'énervement après avoir compris que nous n'avions pas imprimé notre réservation et que nous ne parlions pas Russe, elle s'est malgré tout mise en action et a dans un élan de bonté décidé de nous montrer notre chambre après que nous avons réglé la note en espèce contrairement à ce qui était indiqué dans le descriptif sur internet, ce qui nous valu un nouveau soupir et une moue évocatrice, quelle que soit la langue. 

Après cet accueil chaleureux donc, nous n'avons pas trainé et sommes partis à la découverte de la ville. Cette dernière est très vallonnée et très étendue. Une fois de plus nous avions un itinéraire prévu indiqué dans le plan de la ville ce qui nous a permis de faire le tour des batiments et monuments principaux en près de trois heures.

La particularité de la ville, très agréable à visiter d'autant plus avec ce beau temps, était son port (côté industriel) et sa plage de centre-ville. En effet, nous avons aperçu non loin du centre, des gens bronzer et se baigner, ou encore manger une glace et louer des pédalos ! Nous nous serions presque cru dans le sud de la France. C'était vraiment un coin très agréable pour se promener.

Nous avons profité de ces trois jours pour visiter également quelques-uns des musées de la ville. Vladivostok étant directement sur la mer il s'agissait d'une position militaire stratégique pour la Russie par le passé.
De nombreux forts de défenses sont encores présents dans la ville ou sur les iles aux alentours. Nous avons visité une ancienne batterie de défense surplombant le reste de la ville avec une vue imprenable sur la mer.
Nous avons également visité le musée de la flotte du pacifique disposant de belles maquettes de vaisseaux de guerres.




Enfin, nous avons également visité un sous-marin C-56, situé près du port et dont l'intérieur authentique contenait une cuisine, un poste d'écoute radio, des dortoirs et des missiles. Fait surprenant, toutes ces pièces étaient accessibles par une "porte" sous la forme d'un hublot ! Mieux valait être petit et mince que grand et gros, pour circuler dans ce sous-marin !

Sur le conseil de notre guide nous sommes allés voir le musée de l'automobile qui était tout petit :( mais fort intéressant. En effet celui-ci réunissait des modèles de voitures et de motos quasi-exclusivement soviétiques des années 30 à 70. Cette petite excursion nous aura également permis de prendre la mesure de l'étendue de la ville où il n'est pas rare que les rues fassent des kilomètres de long. En effet le musée était à deux rues de notre logement mais à plus de cinq kilomètres quand même !



Nous sommes également allé à l'île Russkiy qui est désormais reliée au continent grâce à un très beau, très moderne et surtout très long pont suspendu (4km). Un autre pont à haubans relie le centre ville à la baie industrielle (voir ci-dessous). L'île possède notamment un campus universitaire (interdit au étrangers !), de belles plages ainsi que quatre forts de défenses (les canons sont toujours pointés vers le Japon). Un aquarium est en construction sur l'île qui ne possède pour le moment aucun autre attrait touristique que ses petites plages.
Nous voulions faire le tour de cette île et pour cela un bus parfait faisait un circuit depuis le centre ville et passait par toute la côte de l'île. Après avoir attendu près de 40 minutes nous nous sommes résolus à prendre un bus n'en faisant pas le tour mais nous amenant sur une des plages (voir photo). Cela fut également le cas de quelques russes présents avec nous. Aucune information sur le bus manquant ne nous est parvenue et aux autres personnes non plus. Au moins la SNCF ou Transpole (à Lille) ont la décence de faire une annonce dans ce genre de situation... Ici visiblement ça ne gène personne.



Enfin nous étions présents au moment de la fête de la ville qui a pour mascotte un tigre. Tigre que nous avons pu voir sur les visages maquillés des jeunes et moins jeunes, ou sur les déguisements de nombreuses personnes. L'orage s'étant invité pour cette dernière soirée nous n'avons malheureusement pas profité du concert donné sur la belle place Bortsov Revolutsii avec vue sur la mer et quelques monuments.

A très bientôt pour un dernier article russe et d'autres magnifiques articles sur la Corée du sud où nous sommes actuellement !

dimanche 27 septembre 2015

2018 is coming

Si vous voulez venir en Russie mais que vous avez le temps d'attendre, alors profitez-en.

En effet en vue de la prochaine FIFA World Cup 2018, de nombreux bâtiments sont en cours de rénovation, de nombreuses constructions voient le jour.

Nous n'avons de ce fait pas pu voir une des tours emblématiques du Kremlin de Moscou (complètement bâchée), la cathédrale St.-Sauveur de Novossibirsk était close, et de superbes échaffaudages empêchaient de prendre une photo digne de ce nom.

Cela s'est également retrouvé à Ekaterinbourg ou de nombreux batiments en construction étaient visibles depuis la tour d'observation centrale de la ville. 

Si ce n'est évidemment pas dû qu'à la future coupe du monde, le nombre de bâtiments en construction ou en rénovation est bien plus important que par chez nous.


samedi 26 septembre 2015

La Russie vue par un russe

Comme évoqué dans le précédent article, lors de notre dernier séjour en train nous avons rencontré un russe parlant relativement bien anglais qui nous a longuement parlé de la vie locale et notamment de sa façon de vivre au quotidien.

Premièrement, Kiril (environ 40 ans) est ingénieur pour la compagnie des chemins de fer russe et est chef d'une équipe d'une vingtaine de personne. Nous avons discuté du niveau de vie en Russie et des revenus. Dans son cas il touche en moyenne 55 000 roubles par mois. Un salaire moyen selon lui (enseignant, guichetier, ingénieur, médecin...) oscille entre 30 000 et 60 000 roubles par mois (de 410€ à 820€).

Si l'on prend le salaire médian français qui est de 1700€ (environ) on perçoit clairement la différence entre les deux pays. Cela étant si le coût de la vie n'est évidemment pas le même entre les deux pays, il est indéniable qu'il est impossible pour un russe de la classe moyenne de voyager tel que nous le faisons habituellement.

Cela explique peut-être le manque d'ouverture globalement ressenti en traversant le pays, c-a-d, l'impression que la Russie est l'unique pays existant ou qui leur importe (d'où l'inintéressement pour l'anglais) et qu'ils n'ont de toute façon pas envie d'en partir (même en vacances).

Enfin il nous a également fait part du fait qu'il n'avait pas l'impression de bien vivre en Russie malgré son salaire tout à fait correct pour le pays. Ses trois enfants semblent en accaparer une bonne part mais surtout c'est la corruption qui semble être un réel fléau. En effet s'il a mentionné auparavant des salaires "classiques", il nous a bien rappellé qu'une moyenne du salaire n'aurait aucun sens car les disparités sont extrêmements fortes dans le pays. Entre les luxueux SUV Lexus ou Infinity et les Lada miteuses auxquelles il manque les pares-chocs, tout le monde ne semble pas logé à la même enseigne.

Deuxièmement, nous avons eu l'occasion d'aborder l'Ukraine et surtout, la Crimée. Kiril nous a clairement dit qu'il n'y avait jamais eu de guerre, qu'il était lui même légèrement gradé et qu'il n'avait pas été appelé. Par conséquent, les nouvelles que nous avons pu avoir comme quoi des militaires avaient été débarqués, que des tirs avaient été échangés en Ukraine ne sont que des images destinées à salir la réputation de Poutine et sont purement politiques.

Ou pas.
Politiquement il est un fervent partisan de Vladimir Putin, même s'il pense que ce dernier pourrait faire plus pour son pays. C'est le cas d'environ 85% de la population selon ses dires.

Troisièmement, nous avons abordés les aspects pratiques de la vie courante tel le système de santé qui est assez différent du nôtre mais guère enviable (toujours mieux que les USA quand même...). En effet en cas de pépin il est possible d'aller à l'hôpital ou à la clinique. Dans le premier cas on ne sait pas quand on sera pris en charge, par contre ce sera fait gratuitement, mais pas très bien... Dans le deuxième cas la prise en charge est immédiate et le travail bien réalisé. Le coût est par contre exorbitant pour la classe moyenne dès qu'il ne s'agit pas d'un souci mineur.
Sinon nous avons eu l'occasion de parler d'un autre phénomène intéressant qui est la conduite et la qualité des routes, la vitesse et la répression.
Je n'avais pas mentionné ce fait dans l'article sur les moyens de locomotion puisque ce n'était pas visible dans l'ouest du pays mais plus on se rapproche de l'est (et ça commence très, très tôt après Moscou) plus on rencontre de véhicules ayant le volant du "mauvais" côté. En effet les véhicules sont importés d'occasions du Japon notamment pour des raisons de prix. Et comme dit au-dessus, les russes ne roulent pas sur l'or et sont donc très sensibles sur le sujet.
La qualité des autoroutes est exécrable mais nous n'avons pas eu d'explications particulières à ce sujet. 
Enfin nous savons désormais les vitesses autorisés en russie qui sont de 120 sur autoroute et 60 en ville. En cas de contrôle radar, les amendes fonctionnent comme en France (la suspension de permis également). Il est cependant autorisé de rouler n'importe comment (selon moi) même en présence de la maréchaussée tant qu'on ne dépasse pas la limite de vitesse (dérapage, queue de poisson, dépassement par la droite etc).

Kiril nous as également dit qu'il conduisait une moto mais qu'il n'avait pas le permis !!!
Comprenez, pour la conduire dans son petit village, aller à la supérette du coin ou à la pêche, de toute façon il n'y a pas de policier dans le coin ! On ne s'embête pas outre mesure ici !

Il est également chasseur et possède plusieurs fusil de chasse (pas facile sinon !) mais il semble que la saison de la chasse est annuelle ici. Beaucoup d'espace, beaucoup de gibier, pourquoi avoir une saison de la chasse ? 
Ces informations sur la chasse sont à mettre au conditionnel, n'étant moi-même pas sur d'avoir bien compris ses propos sur le sujet.

Il est également croyant et fut très étonné d'apprendre que nous non !