vendredi 25 septembre 2015

Ulan Ude

Après encore quelques heures de train, nous sommes arrivés à Ulan Ude, capitale de la Bouriatie (république autonome de la fédération de Russie). La ville compte 404 000 habitants et grâce à sa forte culture mongole et bouddhiste, donne un bon aperçu de la Mongolie.

Nous avons découvert dans le centre, la tête de Lénine (place Sovetov) en bronze et faisant 7,7m de hauteur ! Nous avons également vu le musée de Géologie, qui réunit les pierres, cristaux et minerais provenant des rives du lac Baïkal.


Nous avons parcouru le centre-ville, avec le théatre/opéra et nous avons observé encore 2 églises avec des pics surmontés de dorures (comme partout ailleurs en Russie). Mais la plus belle découverte dans cette ville fut le Datsan Rinpotche Bagcha : un temple bouddhique. Nous avons été impressionnés par l'architecture du monument, les chants incessants des moines rythmés par les tambours et les cymbales ainsi que par l'impressionnant bouddha doré de 6m de hauteur.
A l'intérieur les photos n'étaient malheureusement pas autorisées et nous n'avons donc qu'une seule photo du grand bouddha ! Ci-dessous vous verrez également les moulins à prière qu'il faut faire tourner dans le sens des aiguilles d'une montre.


La ville étant assez vite parcourue, nous sommes repartis plus tôt pour notre dernière destination russe : Vladivostok ! Cette fois-ci, il aura fallu environ 2 jours et 16 heures dans le transsibérien, notre plus long voyage en train sans arrêt.
Durant ce trajet, malheureusement pas de rencontre notable, néanmoins en fin de parcours nous sommes tombés sur un russe un peu plus bavard qui nous aura appris certains détails de la vie en Russie.

La gare d'Ulan-Ude

Alors que nous souhaitions partir d'Ulan-Ude afin de nous rendre à Vladivostok nous avons dû acheter de nouveaux billets.

Habituellement nous utilisons une borne automatique qui permet de renseigner assez simplement les détails du trajet (excepté le nom des villes, toujours en cyrillique) et imprime les tickets comme aux bornes SNCF. Cependant, dans la gare, une seule de ces bornes était présente. D'habitude nous en trouvons au moins trois quand ce n'est pas une dizaine... Ceci dit Ulan-Ude est une "petite" ville en comparaison de toutes les autres que nous avons pu visiter auparavant.

Et comme par hasard cette borne était hors-service. Nous avons donc dû nous résoudre à aller nous adresser directement au guichet :

- "Bonjour, parlez-vous anglais ?"
- "Niet", nous répondit-on sèchement en plus de grands gestes nous sommant de monter au premier étage.

Premier étage que nous atteignons sans trop de problème.

Deuxième guichet :
- "Bonjour, parlez-vous anglais ?"
- "C'est pour des billets ?"
Ahah, en voila une super réponse à laquelle je m'empresse d'acquiescer.
- "C'est pas ici, allez à côté", nous dit-on en fermant prestement la porte vitrée.

Troisième guichet :
- "Bonjour, parlez-vous anglais ?"
- "Tickets pour Oulan-Bator ?"
ah bah non...
- "Pour Vladivostok"
- "C'est pas ici, descendez", nous dit-on en fermant prestement la porte vitrée de nouveau.

Nous redescendons donc au rez-de-chaussez et nous adressons à un autre guichet afin d'éviter cette première dame charmante, agréable et accueillante au possible.

Quatrième guichet, nouvelle tentative:
- "Bonjour, parlez-vous anglais ?"
- "Niet"
Bon pas grave on va faire avec on a plus trop le choix maintenant.
Nous lui indiquons tout d'abord que nous voulons deux billets pour Vladivostok. Ceci est assez simple et vite assimilé. La date, il est indiqué dans notre guide comment dire demain, parfait. La 2ème classe, Koupé, facile à prononcer, pas d'ambigüité.
L'horaire, beaucoup plus délicat ! En effet il y a deux horaires, local et celui de Moscou. Ayant regardé dans la journée sur internet par curiosité nous savions qu'il y avait un train vers 9h.
Cependant en nous demandant le train que l'on souhaite prendre nous disons 9h mais aucun train ne passant à cette heure elle ne comprenait pas. J'ai donc précisé Moscou mais elle a semblé comprendre que nous voulions finalement aller à Moscou !

Notre guide mentionnait ce problème et nous avons finalement écrit un récapitulatif de ce que nous voulions ainsi que le terme heure de Moscou en russe sur une feuille que nous lui avons fourni. Nous avons donc finalement réussi à nous faire comprendre ! Nous lui avons ensuite tendu nos passeport afin qu'elle entre les données elle-même.

Nous ne savions par contre pas expliquer que nous souhaitions être tous les 2 dans la même cabine (même si elle pouvait s'en douter) ni que nous voulions une couchette en bas et une couchette en haut. En effet, les couchettes en haut sont moins chères car elles sont accessibles par une mini-échelle rétractable et qu'elles permettent moins bien d'admirer le paysage. En revanche, la couchette basse, plus chère, permet de s'asseoir en journée confortablement installés devant la petite table de la cabine. Nous avons finalement compris qu'il ne restait que des couchettes hautes donc nous avons accepté, résignés, cette condition, tout en ne sachant pas de façon certaine que nous serions ensemble. 

Nous avons enfin du régler près de 14 000 roubles (soit environ 2000 de plus que le tarif internet !). Le logo Visa était présent sur la vitre du guichet et nous avons supposé que ce serait donc possible. Au moment de payer nous avons donc sorti la carte bleue mais la guichetière voulait que nous payions en liquide ! Nous lui avons fait comprendre que nous n'avions pas ce genre de somme sur nous ! Elle a finalement accepté que nous réglions le montant dû en carte.

Enfin nous avons dû payer un supplément parce que nous sommes passés par le guichet. Ce supplément de 200 roubles était à payer obligatoirement en liquide !

Une fois les billets reçus (ouf !), nous avons vérifié les informations rentrées sur le billet (nom, prénom, numéro de passeport, nationalité...) et nous avons aussi vérifié que nous étions ensemble dans la même cabine ! Tout était bon ! Heureusement !

C'était notre dernier billet de train à acheter en Russie et nous ne recommandons clairement pas le guichet où l'amabilité ne sert à rien, le sourire est inexistant et le désir d'aider, inconnu !!!

Le seul avantage a passer par le guichet était le suivant : nous avons reçu des billets comportants un duplicata, très utile vous allez le comprendre. Habituellement nous recevons un billet chacun délivré par la borne automatique, or quand nous montons dans le train la provodnitsa (responsable du wagon) récupère ce billet. Or, elle le rend parfois seulement à notre arrivée, et ce billet nous sommes donc obligés d'aller lui réclamer (en russe) pour qu'elle nous le rende. Nous gardons en effet tous nos tickets de train afin de pouvoir justifier en cas de contrôle par la police, que nous ne sommes jamais restés 7 jours ou plus d'affilée dans la même ville. En Russie, les étrangers séjournant dans une ville plus d'une semaine doivent en effet s'enregistrer systématiquement au commissariat sous peine d'amende. Avec les billets comportant un duplicata, la provodnitsa récupère l'original et nous gardons le duplicata comme preuve... Pas si simple de voyager en Russie !


dimanche 20 septembre 2015

Irkoutsk - Listvianka - Lac Baïkal

Capitale de la Sibérie orientale, Irkoutsk est peuplée par 587 900 habitants et se situe à seulement 70km du lac Baïkal. 

C'est après un arrêt à l'office du tourisme (ce qui est très rare en Russie) que nous avons pu explorer, plan en main, le cœur de la jolie ville. Encore une fois, une ligne verte était tracée au sol pour guider les touristes vers tous les monuments, églises et musées à voir de la ville (très pratique !). L'office du tourisme était lui-même situé dans une très belle maison en bois et dans un parc regroupant le musée de la vie à Irkoutsk et le musée du thé, ainsi qu'un lieu honorant les villes jumelées de tous horizons (Japon, Suède, Corée du Sud... Et même la France avec la Haute-Savoie).

Nous avons commencé notre visite de la ville par l'église de l'icône Kazan de la vierge Marie, très belle aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur.


Puis nous avons vu l'église du peintre du signe sacré et l'arc de triomphe de Moscou (sous lequel étaient photographiés un couple de mariés).


Par la suite nous avons observé de magnifiques maisons de marchands en bois, de grands théâtres, une statue de Lénine (comme un air de déjà vu) et d'Alexandre III et nous avons fini en apothéose avec le mémorial de la 2nde guerre mondiale et la très belle cathédrale de l'Epiphanie, ci-dessous :


Suite à cette grande journée, nous avons récupéré nos sacs à dos laissés à l'office du tourisme et nous avons pris le tramway en direction de notre auberge de jeunesse. Celle-ci était située sur l'autre rive, à 10min à pied de la gare et ressemblait davantage à un hôtel (avec salle de bain commune) qu'à une auberge de jeunesse. Luxe suprême : le petit déjeuner était compris ! Cette étape nous aura donc permis de nous ressourcer.


Le lendemain, nous avons pris le chemin de la ville voisine : Listvianka. 

Surnommée la 'Riviera du Baïkal', cette petite ville ne compte que 1880 habitants mais propose une très belle promenade le long du lac. La spécialité locale est l'omoul, un poisson fumé, que nous n'avons pas encore testé mais qui est servi dans la très grande majorité des restaurants du coin. 

Pour nous rendre sur place nous avons pris un marshrutki (nom local d'un mini-bus) et c'est sans ceinture que nous avons roulé 1h15 sur les routes cahoteuses de Sibérie. En arrivant, nous avons réglé 120 roubles chacun (1,59€) et nous sommes allés au point information touriste. On était surpris de trouver un centre d'information car même à Moscou il n'y en avait pas ! Par contre, pas de distribution de plan sur place (rupture de stock?), on pouvait seulement la prendre en photo. En même temps, il y avait une seule route qui longe le lac... Difficile de se perdre.


C'est donc après une longue promenade que nous sommes arrivés au musée du lac Baïkal. Dans ce musée, nous avons découvert l'histoire du lac et de ses habitants. Nous avons vu le fameux omoul cette fois-ci nageant dans l'eau (et non pas dans notre assiette) ainsi que 2 phoques 'nerpas', eux aussi habitants du lac.


Suite à cette visite, nous avons regagné le centre afin de voir un spectacle de phoques. Malheureusement nous n'avions pas vérifié les horaires et nous n'avons pas pu assister au show des stars locales. C'est donc un peu déçus (surtout moi) que nous avons rejoint la place aux bus pour rentrer à Irkoutsk. 

Sans attendre plus de 2 minutes, nous sommes montés dans le mini-car et avons été rejoints par un groupe de 6-8 russes de notre âge. Au début nous étions un peu intimidés par leurs voix fortes et leurs rires aux éclats, puis ils ont remarqués que nous étions étrangers et se sont intéressés à nous. Bien sur, personne ne parlait anglais mais nous avons su dire que nous étions français. Alors là, ils ont sorti tous leur vocabulaire francophone, de bonjour à croissant, tout y est passé. Toujours dans une ambiance folle et avec un fond de musique de boîte de nuit, ils ont commencé à nous posé plusieurs questions. Grâce à leurs téléphones ils avaient accès à Google traduction, et en écrivant en russe, on voyait apparaître leur question en français ! Une merveille de technologie qui nous a permis d'apprendre que les 2 jeunes (22 pour Svyatana et 24 pour Stas) venaient de se marier la veille. Nous avons visionné leurs photos de mariage et avons partagé les nôtres. Nous avons appris leurs professions et 'discuté' de notre périple en Russie. Ils nous ont souhaité beaucoup de bonheur pour notre mariage et ont souhaité savoir si la Russie nous plaisait (une seule réponse possible : Da !). 

C'est sur cette belle rencontre que s'est achevé notre voyage à Listvianka. Aujourd'hui, le 20 septembre à 9h03, nous reprenons le train depuis Irkoutsk vers Oulan Ude. Cette fois nous voyageons de jour pour avoir le plaisir de voir le paysage autour d'Irkoursk car le train longe le lac durant plusieurs kilomètres. Nous vous donnerons bientôt des nouvelles depuis Ulan Ude, à la frontière de la Mongolie.

La mauvaise nouvelle c'est que le temps va nous manquer pour visiter la Mongolie. Nous avons en effet fait plus d'arrêts que prévu et notre visa russe expirant le 30 septembre nous devons impérativement décoller de Vladivostok le 30. Pour voir la Mongolie il nous aurait fallu 4-5 jours minimum car on perd quasiment une journée pour passer la frontière (6 à 11h selon notre guide) et d'Ulan-Ude il faut 23h de train pour rejoindre la capitale mongole Ulan-Bator... Cette partie du voyage est donc remise à plus tard !


Nous tenions enfin à vous remercier pour vos encouragements, messages, commentaires... On est très contents de vous faire partager de cette façon un peu de nôtre aventure !

Bisous à vous tous et à bientôt pour un nouvel article !

Ps : nous avons mis à jour l'article des moyens de transport (voir l'ajout entre les flèches --> ... <--) pour plus de détails !

Marie et Benjamin

Voyage en transsibérien de Krasnoiarsk à Irkoutsk

Nous avons à nouveau repris le train le 17 septembre de Krasnoiarsk à Irkoutsk, à 13h44 (heure locale).

Comme d'habitude nous avons acheté nos billets en borne automatique à la gare, mais cette fois malheureusement nos 2 places n'étaient pas dans la même cabine. Nous étions cependant dans le même wagon. J'étais avec une famille russe (les parents et une petite fille de 3-4 ans) ne parlant pas un mot d'anglais. Benjamin était aussi avec 3 russes ne parlant pas anglais, 2 femmes et 1 homme (entre 40 et 60 ans).

Nous avons donc profité du wagon restaurant pour nous retrouver tous les 2 autour d'un thé et d'un café. Et ensuite les personnes dans la cabine de Benjamin m'ont invité à m'asseoir avec eux pour qu'on puisse discuter autrement mieux que debouts dans le couloir.

La grand-mère de la cabine avait l'air exaspérée par nos toux respectives mais contrairement à ce que nous croyons au départ, elle était très bien intentionnée. Elle nous a parlé (toujours en russe donc la communication était très difficile) et nous a fait comprendre qu'elle avait un médicament pour déboucher le nez (baume du tigre). Elle nous a même dit de le garder. Et nous a répété à plusieurs reprises (je crois) de bien nous couvrir.

Au moment du repas du soir, les compagnons de cabine de Benjamin nous ont gentiment proposé de nous laisser la petite table du compartiment et ils ont tenu à nous donner de la nourriture. C'est comme ça qu'ils ont partagé des bonbons, des pâtisseries (sortes de feuilletés couverts de sucre ci-dessous) et plus tard une pomme ! J'en avais les bras chargés ! 


Heureusement après ce festin, j'ai trouvé dans notre guide de conversation (très réduit pourtant) la traduction russe de : c'était délicieux ! Pas facile à prononcer : bih-la o tchin' fkous-na. C'est donc par un sourire qu'ils m'ont répondu. 

Le lendemain nous avons quitté le train et avons commencé la visite d'Irkoutsk de bonne heure après une petite nuit de sommeil.

mercredi 16 septembre 2015

Krasnoiarsk

Nous avons donc pris le transsibérien à Tomsk vers 21h (heure locale - soit 18h heure de Moscou/inscrite sur notre billet) et fait la connaissance d'une charmante anglaise de 45 ans sur les quais. Elle était elle aussi bien en avance (préférable plutôt que de rater le seul train en partance pour cette direction en 4 jours) et avait l'air ravie de trouver des compagnons avec qui discuter anglais. Nous étions également très contents de pouvoir enfin discuter dans un anglais excellent et nous avons comparé nos voyages et expériences respectives jusqu'à 23h. Dans le train de nuit, malheureusement aucun wagon restaurant et nos 2 voisines de cabine agées d'environ 65-70 ans, ne parlaient visiblement que le russe. Nous avons reçu des compliments assez surprenants, notamment celui-ci "les français parlent tellement bien anglais"... Elle n'a pas du croiser beaucoup de français! Sur ces quelques mots agréables, nous sommes allés nous couchés avant de nous réveiller vers 8h, pour descendre du train. Dans la ville, il était déjà 1 heure de plus, soit 9h. Il faisait par contre seulement environ 6 degrés.

Nous avons commencé par un bon petit déjeuner au Traveler's coffee (café des voyageurs) de Krasnoiarsk, après avoir pris un bus depuis la gare. Ensuite, nos forces retrouvées et nos bagages sur le dos, nous avons pris un autre bus direction le zoo ! Prendre le bus reste un challenge, même si nous l'avons fait plusieurs fois... Heureusement nous avons bénéficié de l'extrême gentillesse des habitants de Krasnoiarsk pour trouver l'arrêt du bon bus et du conducteur, pour nous déposer devant le zoo.

Cette pause agréable dans les visites plus conventionnelles nous a permis d'observer, pour 250 roubles seulement par personne (3,25€), de nombreux spécimens de la faune sibérienne. Evidemment un mardi après-midi, le zoo était quasiment désert, nous n'avons eu aucun mal à prendre des photos.



Suite à cette journée nous avons rejoint l'appartement que nous avons loué et bien dormi ! 

Le lendemain, nous sommes partis à la découverte de la réserve naturelle des stolby (immenses formations volcaniques en forme de piliers) qui constitue l'attrait principal de Krasnoiarsk.
C'est d'abord en télésiège que nous avons fait un bout de chemin, puis nous avons marché environ 40-50min pour voir l'imposant Takmak Stolby (le plus connu, voir ci-dessous).




Après tout ce sport (eh oui ça grimpe!) nous avons visité le musée régional de la ville, aux thèmes très variés et très intéressant.

Durant nos activités, nous avons encore une fois bénéficié de la remarquable gentillesse des habitants de la ville, toujours prompts à nous venir en aide (souvent en russe et a renfort de grands gestes).

(attention changement d'auteur ci-dessous...)

Au moment de quitter la ville nous fîmes une courte pause au fast-food juste avant le départ de notre train. Nous rencontrâmes un serveur parlant un anglais des plus plaisant ce que nous nous pressâmes de lui faire remarquer. Sa réponse fut à la fois surprenante mais surtout éloquente : 
"Ici en Sibérie personne ne parle anglais"

Ça on avait remarqué, par contre c'est la deuxième fois qu'un russe parle de Sibérie plutôt que de Russie. Une autre fois on nous avait dit : "j'aimerais vivre en Europe". Cela montre à quel point ils se sentent loin de nous et voit leur pays/région sur la carte du monde.

Enfin le serveur finit par dire : "c'est un rêve devenu réalité [d'utiliser l'anglais]"

En effet il parlait bien anglais et il était visible qu'il appréciât pouvoir communiquer avec nous par ce biais et mettre en pratique ce qui semble ne jamais servir ici.

Voilà, voilà et à bientôt pour des nouvelles depuis le transsibérien ou Irkoutsk !

mardi 15 septembre 2015

Trajet russe et décalage horaire

Le décalage horaire est indiqué par rapport à Moscou. Il faut donc ajouter encore une heure pour la France. Il est actuellement 20h ici à Krasnoiarsk (cf carte ci-dessous) donc 15h à Paris.
Ps : nous suivons le tracé rouge.

dimanche 13 septembre 2015

Novossibirsk - Tomsk

Novossibirsk: 10/09 - 12/09/15

Novossibirsk, troisième ville de Russie (1,5 million d'habitants) est considérée comme la capitale de la Sibérie. Lors de ce nouvel arrêt sur notre trajet en transsibérien, nous avons visité le musée d'art de la ville, comportant notamment des tableaux originaux du peintre-philosophe-voyageur russe Nicolas Roerich (notamment des paysages de montagne inspirés par le périple de l'artiste dans l'Himalaya).


Après une pause bien méritée au Burger king, nous avons découvert les maisons en bois de l'époque tsariste de la ville. Vous en trouverez un aperçu ci-dessous. Nous avons également vu à Tomsk (la prochaine ville sur notre itinéraire) un grand nombre de ces maisons.


Suite à ces visites, sous un beau soleil et 27° pour la plus belle journée, nous avons poursuivi notre route vers Tomsk. Pour nous rendre de Novossibirsk à Tomsk, nous avons pris le bus (4h30, 720 roubles chacun soit 9,36€) et sommes arrivés vers 17h sous la pluie. Heureusement grâce à notre guide touristique: "Lonely planet - Transsibérien" - qui nous aura été d'une grande aide jusqu'à présent - nous savions quel numéro de bus prendre pour nous rendre en centre ville. Une fois montés dans le bus, nous avons déchanté : pas de bouton pour indiquer au bus de s'arrêter, pas d'affichage électronique avec le nom du prochain arrêt, le nom des arrêts parfois indiqués/lisibles à travers les carreaux embués du bus... Par chance, nous avions repéré le nom russe de la grande place en centre-ville, proche de notre auberge de jeunesse. Après avoir réussi à se frayer un chemin jusqu'à l'avant du bus, nous avons pu demander l'arrêt "Ploshtchad Lenina" (place Lénine). A l'avant du bus, nous avons donc eu le plaisir de trouver, en plus du conducteur, une femme chargée de la caisse, qui nous a gentimment expliqué (en russe mais avec de grands gestes) qu'on pouvait se rasseoir et qu'elle nous ferait signe au moment de descendre. Nous avons donc payé en sortant du bus 17 roubles chacun, soit moins de 50 centimes pour 2. Suite à cette mini aventure, nous avons réussi à trouver l'auberge de jeunesse, posé nos affaires et sommes partis à la conquête d'un restaurant ! Nous avions en effet peu mangé à midi puisque le bus était à 12h40 et que dans la gare routière, nous n'avions réussi à acheter qu'un hotdog, une boisson et deux petits gateaux, un bien maigre repas...

Tomsk : 12/09 - 14/09/15

Après notre arrivée fracassante, nous avons passé une demi-journée à nous remettre de nos rhumes/maux de gorge attrapés à cause des changements de température (bus/métro/train/extérieur...) et de la fatigue certainement... Et l'après-midi, nous avons profité de la ville de Tomsk. 
Nous avons commencé la visite de la ville par le musée de l'oppression, installé dans une ancienne prison du NKVD (ancêtre du KGB), dans lequel nous avons observé la carte des goulags de l'ancienne URSS (cf. ci-dessous les points rouges) et les souvenirs des victimes de la répression stalinienne (opposants politiques, philosophes, professeurs, écrivains...).


Nous avons ensuite été sur la (très grande) place Lénine, composée de la statue de Lénine, un théatre, la chapelle Iverskaya, la cathédrale de l'épiphanie et les anciennes arcades marchandes.


Puis nous avons été voir la colline de la résurrection, surmontée d'une forteresse en bois (reconstruite en 2004 pour les 400 ans de la ville) et non loin l'église catholique.


Comme précisé un peu avant, la ville est renommée pour son architecture en bois bien préservée, et notamment sa dentelle de bois qu'on peut apercevoir dans de nombreux quartiers de la ville.


Enfin, nous avons testé une nouvelle expérience : le cinéma russe ! 
Trouverez-vous le titre du film (si si c'est marqué sur le billet ! Pas d'inquiètude pour ceux qui n'auraient pas trouvé la réponse au paragraphe suivant) ?

Bon, bien évidemment nous n'avons pas tout compris, on a vu Hitman (un film d'action dont on comprend l'histoire sans les dialogues). C'était également un moment de détente, puisque nos jambes étaient un peu fatiguées. On a choisi nos places dans le cinéma, toutes au même prix (250 roubles, 3,37€) et par contre le prix variait en fonction des heures des séances: 150 roubles à 10h, 200 roubles à 12h et 250 roubles l'après-midi.

Pour des raisons pratiques nous avons choisi de rester un jour de plus à Tomsk, par rapport à ce qui était initialement prévu, en raison du nombre de trains en partance vers l'est : un tous les quatre jours seulement. Nous aurions du autrement prendre un train de banlieue vers une ville dont nous ne connaissons pas l'écriture en cyrillique puis acheter un billet de transsibérien à un tarif probablement élevé. Cela nous était donc impossible car pour acheter le billet en gare, même une fois que nous avons inséré notre carte visa internationale et passé le langage en anglais, les noms des gares restent en cyrillique...
Cela étant ce ne fut pas problématique, notre guide nous conseillant de passer environ deux jours dans ces deux villes nous avions de quoi faire.
Nous sommes donc repartis vers Krasnoiarsk en transsibérien pour un voyage de 12h environ (dont une nuit à bord).