mardi 19 janvier 2016

Sri-lanka : 17- 19 janvier

17 janvier :

Nous avons quitté la ville d'Ambalangoda pour nous rendre à Hikkaduwa. La ville est notamment connue pour ses activités nautiques et son spot de surf. Nous avons à nouveau pris le bus pour faire ce court trajet (notre moyen de transport favori, proche des sri-lankais et vraiment très économique). Nous nous sommes reposés à l'hôtel et nous nous sommes occupés de la logistique (lessive, réservation internet du prochain hôtel...).

18 janvier :

Matinée à la plage. C'était vraiment magnifique : une très longue plage de sable fin (même si c'était un peu plus touristique que les autres plages vues jusqu'à présent). Certaines zones étaient pour la baignade, d'autres pour la plongée avec masque et tuba (nous avons vu les poissons rien qu'en longeant le bord de l'eau tellement l'eau est transparente) et d'autres zones sont consacrées aux surfeurs. Nous avons aperçu de petits crabes dans les rochers puis une grande tortue juste au bord de l'eau. On pouvait nager avec elle ! Il paraît que les locaux les nourrissent de temps en temps, c'est pourquoi elles s'aventurent si près des touristes avides de photos.




19 janvier :

Nous avons quitté le confort de la plage d'Hikkaduwa pour repartir découvrir la grande ville de Galle (en bus - 30 minutes). Cette belle ville est connue et figure au patrimoine mondial de l'UNESCO pour son fort. Le fort est situé dans la partie "vieille ville" de Galle. Plusieurs bâtiments datent de l'époque coloniale, on y a vu un beau phare et à midi nous avions vu sur la mer depuis le restaurant. Le quartier avait beaucoup de charme.




Après cette visite nous avons repris le bus pour Mirissa, ville dans laquelle nous avions réservé l'hôtel. Cette fois nous n'avions plus de petites coupures pour payer le bus : 60 roupies chacun (soit moins d'un euro pour 2). Voyant que nous avions un billet de 1000 roupies le contrôleur nous a donné les titres de transport sans prendre le billet. On pensait qu'il allait revenir une fois qu'il aurait fait de la monnaie mais il ne nous a finalement pas fait payer. Les billets de 5000 et 1000 reçus du distributeur sont en effet très peu utilisés par les locaux qui n'ont en général pas de quoi rendre la monnaie...

En arrivant à Mirissa, nous nous sommes renseignés sur les prix des excursions pour observer les baleines. Mirissa est en effet un des meilleurs endroits de l'île pour observer les baleines ! Le tarif de base était de 6500 roupies par personne (41€) incluant un départ à 7h pour 3-5h de navigation sur un bateau de taille moyenne avec gilets de sauvetage et équipage/guide, petit déjeuner et garantie de voir des baleines ou possibilité d'y retourner gratuitement le lendemain. Le responsable nous a cependant tout de suite proposé une réduction pour avoir ce tour à 3000 roupies par personne (19€) ! Tarif basse saison ? Puis comme nous discutions d'aller comparer les prix ailleurs et d'aller poser nos affaires à l'hôtel, il nous a proposé son dernier prix à 5000 roupies transport non inclus (500 roupies environ). Nous avions donc une offre très intéressante ! Nous avons néanmoins décidé d'aller voir ailleurs (au cas où). 

Nous avons pris un touk-touk pour nous rendre à l'hôtel poser nos gros sacs. A l'hôtel ils proposaient la même excursion pour 3500 roupies par personne. Nous lui avons dit que nous avions la même offre dans le centre pour 2500 chacun (pas tout à fait exact mais bon) et il a accepté de s'aligner. Nous partirons donc tranquillement de l'hôtel demain matin (plus besoin de touk-touk pour rejoindre le point de rendez-vous dans le centre). En voilà des talents de négociateurs !

Sur cette bonne nouvelle, nous avons profité du balcon de notre chambre avec vue sur la mer pour le reste de la soirée.


samedi 16 janvier 2016

Sri-lanka : 16 janvier

Nous sommes repartis de l'hôtel à Bentota vers 9h30 en direction de Kosgoda (à environ 10km). Après avoir longé le bord de la route quelques minutes dans trouver l'arrêt de bus, nous avons lever les bras en en voyant un approcher. Il s'est arrêté et nous avons demandé s'il allait à Kosgoda. Réponse négative suivie d'un démarrage en trombe (ici on ne perd pas son temps). Un touk-touk s'arrête alors à notre niveau et propose de nous emmener pour 500 roupies (3,18€) puis descend son prix à 400 (2,55€). On hésite mais on sait qu'on paiera beaucoup moins en prenant le bus... On refuse donc son offre. Nouvel essai avec le bus suivant, puis le 3ème... Et alors qu'on commence à désespérer on arrête le 4ème bus qui nous dit de monter ! Ouf ! On paiera donc 22 roupies chacun pour le trajet soit 0,14€. 

Bien sûr le confort n'est pas le même mais on ne reste pas longtemps debouts quand même. Les gens dans le bus sont toujours très gentils, nous sourient, demandent d'où on vient et où on va. Un homme monte peu de temps après nous et charge 3 colis dans le bus avec lui. Il comprend qu'on veut aller voir le centre de protection des tortues de mer de Kosgoda et nous indique quand descendre puis vers où marcher pour rejoindre le centre. On est ravis de pouvoir enfin refaire confiance à la population locale qui ne cherche nullement à nous arnaquer bien au contraire !

En descendant du bus on marche donc vers le centre de protection des tortues  et là on croise un touk-touk qui propose de nous y emmener pour 50 roupies (0,30€). On refuse puisque le centre n'est qu'à 400m. On avance et le touk-touk nous rattrape. On ne comprend d'abord pas ce qu'il veut puis il nous explique que le propriétaire du centre des tortues lui a demandé de nous y conduire gratuitement. On monte donc pour arriver à destination !

Arrivés sur place, on paye l'entrée 500 roupies chacun (3,18€) et on apprend que l'argent récolté servira à acheter des œufs de tortues aux pêcheurs afin de les faire éclore et grandir dans le centre en toute sécurité puis de les relâcher. On nous explique que le centre abrite 5 espèces de tortues de mer, plus ou moins menacées. Le centre à plusieurs missions : nettoyer et entretenir la plage qui sert de lieu pour la nidification des tortues de mer ; nourrir, soigner et recueillir les tortues adultes blessées et acheter ou trouver les œufs de tortues afin de les recueillir dans des zones de sables protégées. Les œufs peuvent alors éclore comme sur la plage mais à l'abri des prédateurs. Les bébés tortues sont relâchés ensuite le plus tôt possible, la nuit, pour leur donner de meilleures chances de survie. 

Kosgoda et les villes alentours sont vraiment mobilisées depuis plusieurs années autour de ce projet et veille à la protection de ces espèces menacées. 
En effet, nous avons appris pendant la visite que certaines espèces de tortues ont des carapaces magnifiques et très colorées qui étaient utilisées pour la fabrication de bijoux. D'autres personnes récupéraient les œufs pour les manger car ils auraient des propriétés bonnes pour la santé... Heureusement les espèces sont aujourd'hui protégées.

Nous avons vécu une belle expérience dans ce centre. Nous avons vu et tenu dans nos mains des œufs de tortues. Cela ressemble à des balles de ping-pong (forme, couleur) mais c'est beaucoup plus mou et plus fragile. Nous avons ensuite vu les zones de sable protégées qui servent de lieu d'éclosion aux différentes espèces. Il y a parfois 100 œufs sous un seul tas de sable. Et nous avons vu quelques bébés de 2-3 jours attendant d'être relâchés dans la nature.





Après cette charmante visite, nous avons repris le bus. A l'arrêt de bus, Benjamin s'est assis sur un muret et un homme attendant à côté de nous lui a gentiment demandé de ne pas s'asseoir là. En nous retournant on s'est aperçu que c'était en fait le petit mur d'enceinte d'un temple. Il nous a ensuite demandé où nous allions et il allait avec sa femme au même endroit. Il nous a donc indiqué le bus à prendre et le moment de descendre. En arrivant nous avons pris un touk-touk pour rejoindre l'hôtel à 3-4km du centre. Nous y avons fait une petite pause avant de repartir visiter le musée de la spécialité de la ville : les masques et marionnettes.

Nous avons d'abord visité une boutique de masques, que nous avions prise pour le musée. Et juste en face se trouvait le vrai musée des masques. Nous avons eu le droit à une visite guidée, nous expliquant que les masques sont gravés à partir de bois très léger (Balsa) et peints à la main. Les masques sont créés pour 3 danses rituelles différentes : 'Kolam', qui raconte des histoires drôles ; 'Sanni' ou la danse des masques démons, ils sont alors utilisés pour une cérémonie d'exorcisme destinée à soigner des gens souffrants de maladies récurrentes ou incurables qui aurait été infligées par un démon ; et les masques 'Raksha', qui sont utilisés pour les festivals.


Nous n'avons rien acheté car c'était encore une fois impossible mais sachez qu'il faut compter une centaine d'euros pour un masque assez grand.
En revanche nous nous sommes enfin équipés pour la plage : 2€ les (4) tongs ! Et nous avons profité de la plage juste derrière l'hôtel jusqu'au coucher du soleil, que du bonheur !


Sri-lanka : 14-15 janvier

14 janvier : 

Nous avons passé la matinée à la plage de Bentota (réputée parmis les plus belles de l'île). Le paysage était magnifique, l'eau très chaude : on y rentre dans un frisson.
On s'est reposés à l'intérieur (et à l'abri du soleil) l'après-midi.



15 janvier :

Étant donné nos coups de soleil de la veille, nous avons préféré profiter de la plage après 16h. La température ambiante était douce et l'eau encore bonne (mais un peu plus fraîche). Sur le chemin menant à la mer nous avons croisé un iguane (1 mètre environ ?). Nous lui avons donc laissé la priorité et avons pris une autre route. La marée montant nous avons construit un château de sable qui fut également apprécié par les quelques touristes (retour en enfance garanti). Et enfin nous avons assisté au coucher de soleil, c'était magnifique.

vendredi 15 janvier 2016

Sri Lanka : 12-13 janvier

12 janvier : 

Notre arrivée au Sri Lanka s'est extrêmement bien passée. Nous avons bénéficié de bons conseils à l'office du tourisme de l'aéroport qui nous a donné plein de brochures à lire. On nous a gentiment indiqué le bus qui allait dans le centre et pas d'arnaque sur le prix, on a payé (un prix ridicule) comme les gens du coin. À l'arrivée nous avons rencontré un jeune homme qui nous a aidés à trouver un touk-touk pour rejoindre l'hôtel à un prix décent. Car encore une fois, en voyant arriver 2 touristes blancs, les prix sont multipliés par 4 ! À notre arrivée à l'hôtel nous avons fait la connaissance de 2 françaises (mère et fille) : Amandine (20) et Sylvie (55). Nous avons discuté jusqu'au soir et dîné ensemble. 

13 janvier :

Le lendemain nous avons fait une grasse matinée puis nous nous sommes mis à la lecture des documents sur Colombo. Finalement nous avons décidé de partir dans la journée pour la plage de Bentota à environ 60km. La capitale est en fait assez vite vue et pas extraordinaire donc nous la verrons la veille de notre vol si nous en avons le temps.

Les 2 jeunes gérants de l'hôtel étaient très sympathiques et nous ont fourni des renseignements très utiles sur l'île. C'est notamment comme ça que nous avons appris qu'un train partait à 14h25 de Colombo pour Bentota. Nous avons pris un touk-touk jusqu'à la gare. Cette fois nous avons demandé un taximètre, ce qui nous a évité de négocier et nous avons obtenu ainsi un prix plus juste. 

L'achat des billets de train s'est fait sans soucis puisque le guichetier parlait anglais (comme tout le monde ici !). Le prix de nos billets était de 220 roupies sri lankaises soit 1,40€ (pour deux !). Sur le quai nous avons rencontré un jeune homme très gentil qui nous a confirmé qu'on avait des billets 2ème classe et à l'arrivée du train, il nous a montré les wagons dans lesquels nous pouvions monter. Malheureusement aucune place assise dans le wagon (toutes occupées). 

Les personnes à l'hôtel nous avaient dit qu'on en aurait pour environ 2h. Il n'y avait pas d'annonces dans le train pour connaitre les prochains arrêts, si bien que nous surveillions avec attention les noms inscrits dans les gares une fois à l'arrêt. Malgré cette attention, nous avons raté le bon arrêt (et quelques suivants). 

En nous nous en apercevant nous sommes descendus en catastrophe et nous avons demandé au guichet de la gare en question à quelle heure passait le train en sens inverse... Il passait seulement une heure plus tard. Nous avons donc demandé s'il y avait des bus au guichet de la gare et on nous a indiqué l'arrêt le plus proche très gentiment (moyen de transport très pratique dans tout le pays car plus rapide et plus fréquent, bien qu'un tout petit peu plus cher). Heureusement nous avons pu trouver l'arrêt de bus et nous en avons eu un tout de suite pour nous remmener à Bentota. Le trajet à duré une demi-heure seulement et nous étions entourés de locaux, plus gentils les uns que les autres. On nous a tout de suite proposé une place assise, on nous a adressé plein de sourires, les gens étaient visiblement contents de nous trouver là. Le contrôleur des billets s'est également assuré qu'on descende au bon arrêt (un peu comme en Russie). Nous avons payé 50 roupies chacun seulement (0,30€). C'est donc fatigués mais contents que nous sommes finalement arrivés à l'hôtel.

A l'hôtel le personnel était adorable et nous a offert une limonade fraîche comme boisson de bienvenue.

lundi 11 janvier 2016

Inde : 11-12 janvier

Le 11 nous nous sommes accordés une journée de repos. Nous n'étions plus très motivés pour visiter et de toute façon j'étais un peu malade. On est donc restés au chaud.

Le soir nous avons demandé à la réception de régler la note de l'hôtel afin de pouvoir partir tranquillement vers l'aéroport le lendemain matin. Nous voulions liquider nos derniers billets et régler la différence par carte bleue. Le réceptionniste a commencé par nous dire qu'on ne pouvait pas régler par carte. Je lui ai donc indiqué le symbole Visa/MasterCard sur la porte d'entrée et il a répondu que la machine était cassée et que nous devions aller retirer du liquide au distributeur. On a alors tenté de lui expliquer qu'au distributeur nous devons payer des frais et qu'il n'en était pas question (après tout ils auraient dû nous prévenir). Il a répondu que si nous voulions payer par carte il nous ferait payer 6% de frais supplémentaire (c'était également le cas au Vietnam ou au Cambodge puisque les frais de carte sont supportés par le client et non pas le commerçant comme en France, même si c'était là-bas seulement 3%). Nous lui avons dit qu'on préférait payer les 6% plutôt que de retirer et d'avoir 5-6€ de frais au distributeur. Il n'a rien voulu savoir et j'ai commencé à m'énerver en réclamant à parler au Manager. Il a répondu qu'il était le manager de nuit et que demain matin ce serait aussi lui en service. Après encore quelques temps de "discussion" et avoir beaucoup insisté, il finit par faire son calcul et nous annonça le prix à payer par carte. En vérifiant son calcul j'ai remarqué qu'il avait noté 11500 au lieu de 11050 et en lui faisant remarquer il corrigea bien vite cette erreur... Il fila ensuite dans une autre pièce et revint avec la machine a carte bleue. Il débrancha le téléphone pour connecter l'appareil puis nous tendit l'appareil le plus simplement du monde comme s'il suffisait qu'on entre le code. Benjamin et moi avons donc entré (honnêtement) le montant à payer puis nous avons entré le code. En voyant le reçu sortir le réceptionniste eu l'air visiblement très soulagé et nous dit le plus naturellement du monde "c'est la première fois que je l'utilise". Il reconnaissait donc s'être complètement moqué de nous en nous disant que la machine ne fonctionnait pas ! Nous avons demandé un reçu pour la somme réglée en liquide afin d'éviter d'avoir des problèmes le lendemain et nous sommes montés dans la chambre.

En vérifiant le montant payé nous sommes tombés sur une erreur... C'est donc à nouveau très énervés que nous sommes redescendus régler ça avec le réceptionniste. En nous voyant débarquer et alors qu'il était au téléphone il m'a adressé un "juste une minute s'il vous plaît Madame". C'était bien la première fois qu'un homme s'adressait d'abord à moi et non pas à Benjamin dans ce pays... Benjamin a pris le relais pour lui expliquer son erreur. Nous pensons qu'il s'agissait réellement d'une erreur d'étourderie car il avait appliqué les 10% de taxes par nuit aux 4 nuits ET aux tours organisés (qui étaient déjà très chers). Il a reconnu son erreur après avoir lui même refait le calcul et nous a remboursé en liquide l'équivalent d'environ 10 euros ! Heureusement qu'on avait vérifié ! 

Nous nous sommes donc endormis et c'est seulement vers 4h30 du matin que nous avons été réveillés par des bruits de grattement provenant de la commode où nous avions posé nos sacs à dos. A tour de rôle nous avons allumé la lumière et en déplaçant les sacs nous sommes tombés sur... Une petite souris ! Heureusement ce n'était pas un rat mais nous n'étions pas ravis de la voir fouiner près de nos affaires. Il faut dire que nous n'avions pas redescendu le plateau du petit-déjeuner à la réception et c'est peut être ce qui l'a attirée. Après l'avoir suivie des yeux un moment, elle a fini par disparaître (par le trou d'où elle était venue?). Nous avons posé le plateau à l'extérieur de la chambre et Benjamin s'est un peu reposé tandis que j'avais les nerfs bien trop à vifs pour pouvoir me rendormir.

C'est donc après une soirée et une nuit catastrophique que nous avons pris la direction de l'aéroport vers 8h le lendemain matin. C'était vraiment très dommage car l'hôtel était sans quoi assez respectable.

Nous nous sommes donc rendus à pieds et de bonne heure en direction du métro central New Delhi afin de prendre la ligne aéroport express (pour 120 roupies pour 2 soit moins de 2€ contre 400 roupies pour un taxi). Tout s'est bien passé et nous sommes arrivés à l'aéroport en 20 minutes donc très tôt. Pour rentrer dans le terminal des départs nous avons dû présenter passeport et confirmation électronique des billets, c'est bien la première fois que cela nous est demandé et c'est une chance que nous l'avions imprimé. Nous avons ensuite récupéré assez facilement nos billets d'avion au comptoir de la compagnie aérienne air India. Le guichetier a tout de même demandé à voir nos visas pour le Sri Lanka... Ici tout le monde fait le métier de tout le monde.

Nous avons ensuite changé le peu de monnaie indienne qu'il nous restait. Le bureau de change était tout simplement du vol, sachant qu'il est illégal de sortir de la monnaie du pays les taux de change sont très défavorables et les frais fixes sont très élevés. Pas le choix nous avons donc échangé 1000 roupies (valeur 16$ us) contre... 8$. Oui c'est bien ça ! Une escroquerie.

Puis nous nous sommes dirigés vers le contrôle des passeports pour la sortie du territoire indien : et là le sketch a commencé... A droite une queue avec 3 guichets ouverts, à gauche une queue avec 4 guichets ouverts et nous ? 1 guichet ! Bon, on a choisi la mauvaise file ça commence. Bien 10-15 minutes plus tard, durant lesquelles tout le monde s'impatiente et remarque le cirque.. Un deuxième homme arrive ! Il ouvre son guichet ! Formidable ! Et 5 minutes plus tard, le premier guichetier ferme... Ah oui bientôt 10h c'est l'heure de la pause sûrement... Dans la file de gauche, un nouveau guichet ouvre ! 5 donc contre toujours 1 guichet ouvert pour nous. Entre temps on voit du personnel qui passe, qui vérifie que tout se passe bien?? Et personne ne juge nécessaire d'ouvrir un nouveau guichet... Après finalement 30 minutes d'attente c'est presque à nous. Là miracle un autre guichet ouvre... Juste à droite de notre file ! Tant pis on y va. Le guichetier a bien mis 5 minutes à traiter nos 2 passeports pour sortir d'Inde ! On ne tenait vraiment pas à rester mais c'était scandaleux de nous faire attendre si longtemps pour un fichu tampon. Même un passager indien en famille juste devant nous aura dit en anglais "c'est l'Inde ! Ici tout est possible !".

Après cette longue attente (nous étions finalement chanceux d'être autant en avance) nous avons avancé jusqu'au passage de la sécurité. Encore une fois c'était n'importe quoi ! Mieux vaut ne pas être pressé... Une file pour les hommes, une file pour les femmes... Un seul scanner ouvert pour y déposer les bagages... Finalement une deuxième file pour scanner les bagages ouvre. En même temps, ils étaient quand même 5 agents pour contrôler un seul écran scanner qui avance à la vitesse d'un escargot... Comme il y a beaucoup de femmes à attendre on m'envoie à une autre file à quelques mètres de la... J'attends donc, les femmes poussent et essaient de passer devant ! On croit rêver ! Une femme à la fois passe sous un portique scanner PUIS entre dans un isoloir pour être scannée et fouillée par une policière femme qui vérifie encore votre billet (on n'est jamais trop prudents). Entre temps heureusement Benjamin a récupéré tous les bagages puisque sinon mon téléphone et mes affaires seraient restées sans surveillance le temps que je revienne les chercher... 

Et voilà on est prêts à embarquer ! Croyez-nous on est même plus que prêts à embarquer ! Comme dirait Benjamin "je n'ai jamais été aussi content de monter dans un avion !".

dimanche 10 janvier 2016

Inde : Agra 10 janvier

Nous avons repris le taxi pour nous rendre dans la ville d'Agra située à 3h de route de la capitale. 

Agra est connu pour une seule chose (à tord), le Taj Mahal. 
Nous avons passé le premier portail à 9h et déjà de nombreux indiens se pressaient à l'intérieur. Arrivés au guichet pour Foreigners nous avons pu une nouvelle fois constater l'écart de prix avec les locaux. Nous payons 37 fois plus cher qu'eux. 
Une fois les billets en poche deux bouteilles d'eau nous ont été remises ainsi que du tissus pour mettre par dessus les chaussures afin de ne pas salir le tombeau. Cela évite surtout de devoir se déchausser et se faire voler les chaussures. 
Cependant à peine avons nous reçu ces items que la même personne nous a fortement sollicités afin de faire la visite avec un guide "du gouvernement" ! On ne paie rien sauf si on est satisfait auquel cas il nous faudra débourser 13,36€. Oui nous avons poliment mais fermement décliné l'offre. 
Ensuite pour passer la sécurité quatre files existent. En effet ici on ne mélange pas les indiens avec les étrangers ni les hommes et les femmes. De même à l'intérieur du complexe une séparation indiens étrangers est faite même si globalement l'accès aux monuments est identique.

Le Taj Mahal est grandiose et toujours très bien conservé. Il était en réparation sur deux des quatre tours. Mais il est en très bon état sur toutes les autres parties. 
 Une mosquée de chaque du tombeau est présente ainsi qu'une superbe porte à l'entrée du site. Un long jardin avec une fontaine rend le tout très différents de l'environnement extérieur car nous avons au final un complexe rouge avec les mosquée et la porte mais le reste est tout blanc de marbre et vert avec le jardin. Cela contraste en effet avec les couleurs ocres que l'on peut voir partout en ville. 




Nous aurons quand même pris une heure trente afin de visiter ce site. 

Nous nous sommes ensuite rendu vers le deuxième site digne d'intérêt et pourtant généralement évité par les étrangers. Cela se voit aisément une fois arrivé où l'on ne voit quasiment plus que des indiens. 
Il s'agit du fort d'Agra. L'immense muraille rouge brique est très bien conservée mais les bâtiments à l'intérieur sont de qualités inégales. 
En effet certains sont totalement à l'abandon alors que d'autre paraissent fraîchement nettoyés. 
Une partie très intéressante de ce fort est le nombre de bâtiments et notamment leur diversité. Nous avons trouvé ce qui ressemblait à un lieu de culte, à une casemate, à des appartements, à un jardin où encore une prison dorée. La dite prison fut celle de celui qui fit ériger le Taj Mahal et fut renversé par son fils. Il ne vit jamais son œuvre achevé autrement que depuis sa très belle cellule. 






Après cette deuxième visite d'une bonne heure est arrivée l'heure de manger. Après avoir écouté nos doléances notre guide nous a emmené dans un restaurant typiquement indien. Aucun étranger à part nous. Nous avons très bien mangé (un peu trop épicé) et pas cher ! 


Enfin nous avons fini la journée par la visite d'un atelier qui fabrique les gravures indiennes (voir la deuxième photo de l'article). On sculpte le marbre puis on incruste des pierres taillées au préalables. On retrouve ces motifs dans le Taj Mahal entre autre. Une table ronde pour six personnes coutait la bagatelle de 15 000 € envoi en France compris.

samedi 9 janvier 2016

Inde : New Delhi 9 janvier

Après notre expérience de la veille, nous avons opté pour une visite de la ville en taxi privé, recommandé par notre Hotel. La visite n'en serait que plus pratique pour circuler entre les différents temples et monuments, on s'éviterait ainsi des négociations avec les conducteurs de touk-touks entre les visites et un peu d'insécurité. Le choix était donc tout vu et le prix restait acceptable. Notre chauffeur était très sympathique, répondant gentiment en anglais à toutes nos questions.

Il nous a déposé en premier au Fort rouge, situé dans le quartier du vieux Delhi dans le nord de la ville. Les remparts, longs de 2km, varient en hauteur, de 18m près de la rivière à 33m du côté de la ville. Shah Jahan (1592-1666) a dirigé l'Empire moghol de 1627 à 1658. Son nom signifie en persan roi du monde. Il fit construire le fort entre 1638 et 1648. Le fort est simplement gigantesque et abrite de nombreux bâtiments à l'intérieur des remparts : le palais privé de l'empereur, la salle des audiences publiques, la mosquée de la perle...






Après quoi nous avons visité le Rajgaht. Le lieu était moins impressionnant mais néanmoins beau à voir.

Nous sommes passés devant la porte de l'Inde (mais pas eu le temps de faire de photos) puis nous sommes allés manger. J'avais demandé au chauffeur un peu plus tôt dans la matinée "quels étaient les meilleures spécialités indiennes?". Il a répondu "je vais vous y emmener".

Il nous a donc déposé devant un restaurant mais n'a pas mangé avec nous. Nous étions d'abord un peu surpris mais nous avons vite compris pourquoi en voyant les prix sur la carte... Ça n'était vraiment pas bon marché. Sûrement aura-t-il récupéré une commission pour nous avoir emmené là car le restaurant était rempli de touristes. Mais heureusement le repas était vraiment très bon et le serveur nous a conseillé des plats pas trop épicés.

Nous avons donc mangé : du poulet mughlai (très peu épicé et bon) mixture verte. Du poulet tikka (sans os) massala (mélange d'épices) mixture orange (plus épicée mais très bonne aussi). Et les deux plats principaux étaient accompagnés traditionnellement de riz et de plusieurs sortes de pain (classique et à l'ail).


Après ce bon repas, le chauffeur nous a proposé de nous emmener dans une boutique de bijoux et pierres précieuses. Il a bien sûr ajouté que nous n'étions pas obligés d'acheter. En arrivant à la boutique l'impression etait mauvaise car nous avions passé un portail grillagé, laissant présumé qu'on ne rentrait ou sortait pas comme on le voulait... On est quand même entrés dans le magasin. Il était très grand et proposait des millions de choses. Nous avons regardé les bijoux traditionnels indiens, bien trop gros et tape-à-l'œil pour nous intéresser. Puis un autre vendeur nous a montré des sculptures en pierre et enfin on nous a parlé des écharpes en cachemire. Ils ont proposé qu'on s'assoit pour nous montrer simplement des qualités, on a eu un thé et on nous a servit un discours de vente parfaitement rodé... Finalement j'aimais bien une des écharpes, elle valait selon le vendeur 60€. Il nous a demandé notre dernier prix, on a dit 20€ pensant qu'il allait refuser. Et non il a accepté, c'est donc un peu forcés que nous avons pris l'écharpe qui me plaisait néanmoins. Pendant son discours, il a quand même dit en plaisantant "je ne vous laisse pas partir sans m'acheter quelque chose" et cela ne nous a pas vraiment rassuré étant les seuls clients de la boutique un peu mafieuse avec ses 6-7 vendeurs. D'abord assez contente, j'ai réalisé après coup qu'à ce prix cela ne pouvait être du vrai cachemire... J'étais donc un peu déçue de m'être laissée berner si facilement. De plus, nous n'étions pas satisfaits du chauffeur qui était recommandé par notre hôtel (et bien payé pour la journée) et qui n'aurait pas dû nous emmener déjà dans un restaurant cher puis dans une boutique d'arnaques pour toucher des commissions...

Puis nous avons repris la route pour visiter le tombeau d'Humayun. Ce havre de paix construit pour le deuxième empereur moghol inspira le Taj Mahal. Il est entouré de jardins moghols impeccables.


Ensuite nous avons demandé à visiter le Qutb Minar, un des sites les plus spectaculaires de Delhi. Ce site regroupe notamment la mosquée Quwwat-ul-islam ("puissance de l'islam") construite avec  les ruines de 27 temples hindous, détruits pour l'occasion ; la tour Qutb Minar, tour de la victoire achevée en 1198, la plus haute tour en pierre du pays (72,5m de haut et 379 marches) ; la porte Alai Darwaza en grès rouge et marbre décorée d'arabesques ; le tombeau de l'imam Zamim et le tombeau d'Altamish.


Sur le chemin du retour nous avons vu un dernier temple Sikh. Il était vraiment très beau mais nous n'avions le droit à aucune photo à l'intérieur du temple. Pour la première fois nous devions laisser plus que nos chaussures à l'entrée, notre appareil photo et nos téléphones ont été gardés dans un coffre fermé par un cadenas, dont la clé nous a été remise. Après la visite nous avons récupéré nos affaires sans problème et nous avons rit à la vue d'un panneau indiquant en anglais que le personnel qui gardait les coffres ne devait pas demander d'argent, qu'il était déjà payé pour s'en occuper et que nous pouvions plutôt faire un don au temple". Après avoir lu ce panneau on s'est dit, là si on se fait avoir c'est qu'on y met de la mauvaise volonté ! Et en sortant le garde à tout de même trouvé le culot de nous demander de l'argent ! Nous avons bien sûr refusé, c'était ridicule.


Finalement en rentrant à l'hôtel le chauffeur s'est arrêté un peu plus loin et nous a payé un touk-touk pour rentrer car les rues étroites de notre quartier étaient difficilement praticables en voiture a l'heure des embouteillages. Tout de suite en arrivant on nous a demandé si le tour s'était bien passé, j'ai donc expliqué le problème de l'écharpe et ils m'ont confirmé que ce n'était pas du cachemire (qu'on ne trouve ces produits d'ailleurs que dans la région du cachemire et que ce sont des produits hors de prix). J'ai donc ajouté que c'était anormal d'avoir des arnaques avec un taxi recommandé et ils ont appelé le chauffeur pour lui dire de venir reprendre l'écharpe car je souhaitais être remboursée. Le taxi à d'abord demandé à ce que je l'accompagne dans la boutique... MAIS BIEN SÛR ! Et il est finalement passé récupérer l'écharpe pour repartir seul reprendre notre argent. Nous avons finalement bien récupéré le total de la somme versée et nous étions soulagés ! Le lendemain nous devions nous rendre à Agra pour voir le Taj Mahal et l'hôtel a spontanément changé notre chauffeur.